Publié le 19 mars 2020
La différence de niveau de vie entre la classe dirigeante et les dirigés s’élargit de plus en plus avec le temps. Ceci explique que le développement est au rendez-vous à Madagascar, mais seulement dans la poche des dirigeants. Et oui, les seules personnes qui arrivent à améliorer leur condition de vie sont les dirigeants et leurs proches surtout avec le niveau de corruption élevé qui règne dans le pays.
Autrement dit, on ne peut pas parler d’égalité à Madagascar vu le phénomène d’inégalité qui prévaut dans le pays que ce soit sur le plan financier, sanitaire, sécuritaire ou même devant la justice… Qui osera nier le fait que les plus fortunés s’en sorte toujours facilement devant la justice. Face à tout cela, la confiance ne règne pas entre dirigeants et dirigés. La preuve la plus flagrante est la recrudescence de pratiques anciennes telles que les vindictes populaires censées être dépassé depuis longtemps deviennent de nouveau d’actualité. Il y a également le cas de la pandémie de coronavirus qui effraye plus d’un au niveau de la société. La crainte est telle que le peuple malgache n’écoute plus les informations transmises d’en haut et préfère jouer la sécurité en faisant bien assez tôt des provisions pour se préparer au pire au cas où la pandémie arriverait jusqu’à notre territoire.
Les marchands essaient d’en tirer le maximum de profit face à la situation en opérant des hausses excessives sur le prix des produits de première nécessité (PPN). Et oui, le prix des PPN flambe sur le marché surtout celui du riz. Les consommateurs se plaignent de la situation car ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir les moyens de faire des provisions car certaines personnes ont à peine de quoi s’acheter de quoi se nourrir au jour le jour. Avec la hausse actuelle, la situation des plus démunis sont de pire en pire.
Dernièrement, les marchands n’affichent plus le prix des produits au risque de se faire prendre au cas où il aurait des contrôles.
Jean Riana