La Gazette de la grande ile

Facturation par lot : Une façon de gonfler la caisse de la Jirama ?

Publié le 10 juin 2020

Jusqu’à 10 fois plus que la facture normale. C’est ce qu’on a constaté suite à la diffusion des factures de la Jirama aux abonnés. Cela intervient à la mise en place de la facturation par lot, d’après les responsables de la Jirama. Elle a donné des éclaircissements sur le sujet. « En principe, il s’agit de paiement des factures de moins de 30 jours consommés. Les releveurs passeront deux fois pour le relevé d’index et la remise des factures après trois jours. Pour la région Analamanga, afin de parfaire cette nouvelle organisation, les releveurs sont passés deux fois le mois de mai, d’abord pour remettre aux clients la facture du mois d’avril et relever l’index (en début de mois), ensuite pour remettre la facture du mois de mai (vers la fin du mois) », explique la Jirama. Toutefois, cela ne justifie en aucun cas la hausse exagérée des factures des abonnés ces derniers temps. Une hausse de 10 ou 20% serait tout à fait normale, mais de là à passer de 40 000 ariary à 400 000 ariary d’un coup c’est carrément du vol. On se demande ainsi comment ces chiffres passent dans la comptabilité de la société. Car ses chiffres d’affaires vont exploser par rapport à sa production. Où ira le surplus ?

Tout ce qu’on espère c’est qu’avec cette arnaque, le premier responsable de la Jirama, son DG Vonjy Andriamanga va pouvoir dans les plus brefs délais, pouvoir régler les problèmes d’approvisionnement en eau et en électricité dans plusieurs régions de l’île. A noter que pour le moment, on nous empoisonne avec de l’eau pas du tout potable, on nous sanctionne par les coupures incessantes d’eau et électricité et bien d’autres. Il y a aussi des régions comme celle de l’Alaotra-Mangoro qui ont été privées d’électricité sous prétexte que la société a eu du mal à transporter les carburants à cause du confinement. Mais tout le monde est au courant que seul le transport des passagers est soumis à des conditions strictes en ce moment et non pas des marchandises. Il faut vraiment que la Jirama arrête de nous faire avaler n’importe quoi.

A.N.

 

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