La Gazette de la grande ile

les images dans les mots : Forme grave !

Publié le 02 juillet 2020

Ces derniers jours le nombre des cas de forme grave au coronavirus n’a cessé d’augmenter. Aujourd’hui au nombre de 42, la recrudescence de ce nombre fait peur à tous les Malgaches, beaucoup craignent une vague de décès prochainement. De plus le nombre des cas confirmés ne cesse pas d’augmenter et visiblement cela ne s’arrêtera pas d’ici peu. Mais à part la pandémie, beaucoup de maladies rongeant le pays depuis plusieurs années atteignent cette forme grave. En commençant par le non-respect des lois, une épidémie qui a causé tant de maux au pays. Les autorités ont annoncé les diverses règles qu’on doit suivre durant cette urgence sanitaire et beaucoup ont enfreint celles-ci. Lundi dernier, par exemple, 70 chauffeurs et receveurs de bus ainsi que 74 tananariviens ont été placés au violon pour avoir enfreint ces règles, plus de 25 taxi-be ont été mis à la fourrière.

Mais ce non-respect des lois a toujours été là depuis des années, ce n’est pas nouveau et à cela s’ajoute le non-suivi des autorités compétentes. Voyons par exemple d’autres cas, depuis toujours on a dit que le port des vêtements à couleur militaire est interdit sur le territoire malgache, il y avait un moment où les autorités ont été strictes mais après quelques temps ils n’ont rien dit. Actuellement beaucoup sont vêtus de cette couleur. Il y avait aussi l’interdiction d’utiliser les sachets en plastique qui ne sont pas réutilisables et maintenant cela revient. Le suivi n’a duré que quelques jours et après il n’y en avait plus. La corruption est aussi une maladie qui est au stade de forme grave. Cette maladie qui atteint beaucoup de Malgaches qu’il soit responsable dans un département ou politicien ou simple citoyen. On dirait que c’est devenu une maladie chronique. L’insécurité est également une maladie qui a atteint ce stade, une forme grave qui détruit beaucoup de gens.

Parce que nous le savons tous l’insécurité a fait subir à beaucoup de Malgaches, et étrangers aussi, des sorts tout à fait inhumains. Beaucoup ont perdu leurs biens et beaucoup ont même perdu leur vie. Depuis cette état d’urgence sanitaire l’insécurité a pris un certain niveau parce que beaucoup de gens qui n’étaient pas des bandits auparavant ont dû avoir recours à cette manière parce qu’ils n’ont pas pu continuer leurs activités quotidiennes. Le pays n’arrive plus à respirer parce que toutes les maladies qu’il a est au stade de forme grave. Il faut un respirateur qui n’est autre que la prise de conscience des citoyens.

Riri

Lire aussi