Publié le 02 octobre 2020
Après la levée des principales mesures de confinement et le retour à la libre circulation des véhicules dans la capitale, on assiste à une reprise des embouteillages et de la gabegie. Comme à l’accoutumée, les minibus sont à la première marche du podium. Ils recommencent à klaxonner comme de grands fous, juste avant d’arriver aux arrêts de minibus, pour attirer les clients. Si les chauffeurs de minibus se limitaient à un manque de savoir-vivre et actes puérils, cela serait sans conséquence. Le problème est qu’ils défient l’ordre et la raison au point de mettre en danger des vies. En effet, ils se remettent à faire des pointes en ricanant comme des abrutis à la recherche d’un frisson d’aventure. Ils reprennent également leur manière irresponsable de se garer au milieu de la chaussée pour faire monter ou faire descendre des passagers. Sur la photo ci-jointe, on peut voir un minibus rouler dans le quartier de Behoririka avec la portière arrière cassée. Au moindre coup de frein, la portière pourrait tomber et s’écraser sur un scooter ou un véhicule qui roule juste derrière. Une telle menace à l’ordre public est incompatible avec la mission de service public assignée aux transporteurs. Comment la police peut-elle tolérer ce genre de négligence grave ? On attend avec impatience la mise en circulation du tramway qui mettra certains minibus hors d’état de nuire.
Phil de Fer