La Gazette de la grande ile

Sécurité routière : Le bordel meurtrier des taxi-be

Publié le 02 novembre 2020

accidents mortels causés par ce type de transport en commun en un seul week-end. Le problème des taxi-be d’Antananarivo qui font ce qu’ils veulent en se garant n’importe où, en transportant des passagers debout, en bloquant la circulation, en évitant les visites techniques, en faisant des demi-tour illégaux, etc. c’est qu’ils sont protégés par tous les agents des forces de l’ordre et les agents de la sécurité routière corrompus. Comment ces taxi-be aussi irréguliers arrivent-ils à travailler dans la capitale où on prône la sécurité ? Ce type de transport en commun fait ce qu’il veut dans la ville. Tous les jours, des milliers de plaintes se font entendre à la radio et sur les réseaux sociaux. Hier, plusieurs passagers se sont plaints de la coopérative 120 reliant Soavimasoandro au centre-ville. D’après eux, deux taxi-be de cette coopérative ont fait la course depuis Antanimena jusqu’à Tsarasaotra. Dans cette course, ils ont mis en danger tous les utilisateurs de la route en coupant les autres véhicules, en fonçant sur les passages piétons sans ralentir, en zigzagant sur la chaussée pour bloquer la route et ils ont sauté deux arrêts de bus pour essayer d’arriver l’un avant l’autre, alors que ces arrêts étaient pleins de gens qui les attendaient. D’après les passagers, le chauffeur de l’un de ces taxi-be portant le numéro 0880 TBK sentait l’alcool. Ce dernier a failli renverser 2 motos en changeant brusquement de voie sans prévenir sur la route d’Ankorondrano. L’autre taxi-be qui portait le numéro 2229 TAJ de la même coopérative ne cédait pas le passage et zigzaguait pour bloquer la route à son adversaire. Ces mêmes faits nous ont été rapportés par plusieurs passagers de ces 2 taxi-be de la ligne 120. Un traumatisme que les utilisateurs des taxi-be ont l’habitude de vivre. Pourtant, cette ligne passe devant la Direction Générale de la Sécurité Routière (DGSR) à Alarobia. Ils osent faire la course devant cette institution car ils sont au courant de l’inexistence de risque vis-à-vis de leur métier. Ils peuvent mettre en danger la vie de tous les utilisateurs de la route, car cette institution ne s’occupe pas de la sécurité routière, elle s’occupe de la sécurité financière de ses dirigeants. Juste en face de la DGSR à Alarobia, le trottoir longeant une clôture se transforme en arrêt de bus. Le vrai arrêt est occupé en permanence par d’autres véhicules. Les passagers doivent attendre le bus quelques mètres en avant sur une zone non-aménagées pour accueillir une foule. Les taxi-be les prennent également sur cette zone en bloquant la chaussée. Sur la rue à 2 voies qui mène vers Tsarasaotra, les taxi ont transformé le côté droit en parking permanent. Avant et après le passage devant le DGSR à Alarobia, les voitures et les motos se garent sur les bords des routes en bloquant la circulation et en mettant tout le monde en danger. Ce genre d’infraction se passe sous les yeux des responsables de la sécurité routière. S’ils n’arrivent pas à les gérer, il leur est impossible de gérer les autres infractions qui se passent plus loin. Résultat, on compte les morts tous les jours à cause d’une sécurité routière trop laxiste.

  1. B

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