La Gazette de la grande ile

Edito : Cas de conscience

Publié le 07 novembre 2020

Après s’être goinfrés alors que ceux qu’ils sont censés représenter meurent de la famine dans le Sud de Madagascar ; après avoir trouvé normal de réclamer une pension de retraite alors que l’absentéisme est leur fort et que les très rares propositions de lois qu’ils sortent visent des intérêts particuliers et non ceux de la population qu’ils représentent ; après avoir rappelé que les députés ont besoin de 4×4… ils ont eu des cas de conscience, peut-être pas tous et peut-être pas de manière sincère, mais ils ont fini par se rendre compte qu’il y a des choses qu’ils doivent faire, notamment venir en aide à leurs compatriotes qui meurent du Kere dans le Sud de Madagascar.

Après les selfies honteux devant un buffet pantagruélique au CCI, est venu le selfie avec un air contrit et triste en faisant don de plusieurs kilos de riz. Voilà les représentants du peuple, voilà des députés, voilà des gens que l’on paie grassement, à qui nous donnons des millions de carburant avec nos impôts… et qui dorment tranquilles jusqu’à ce que des interpellations et des articles des journaux pointent du doigt leur égoïsme sans pareil. Nos compatriotes se meurent dans le Sud. Alors que le Sud n’est pas épargné par le Kere et les dérèglements climatiques, les représentants du peuple eux, songent à leurs intérêts.

Si certains ont fini de s’indigner, nous, nous avons choisi de dénoncer, d’interpeller, car notre silence serait complice. La seule chose qui rassure est qu’il reste certains des élus de Tsimbazaza qui n’ont pas complètement perdu la raison et qui, comme le dit le député Brunel Razafitsiandraofa, ne passent pas leur temps à dire à tout bout de champ “Bravo Président ! Merci Président !” sans objectivité aucune.

La Rédaction

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