Publié le 07 décembre 2020
Ces derniers temps, nous nous plaignons du changement climatique. Le changement dans l’ordre naturel des saisons affecte le mode de vie des gens, surtout des paysans dont la vie en dépend. Ces derniers temps, les Malgaches ont attendu avec impatience la tombée de la pluie, mais Mère Nature a préféré se la jouer autrement. En fait, il y a beaucoup de perturbations dans le climat, lesquelles sont dues à nos actions, à ce que nous, les humains, faisons. En effet, nous avons fait et continuons à faire du mal à la nature. Depuis plusieurs années, les humains exploitent les ressources naturelles sans penser aux conséquences. Les richesses naturelles, comme les faunes et les flores, sont ainsi pillées, les forêts détruites sans qu’on pense à reboiser, les montagnes et les forêts sont brûlées au détriment de leurs habitants. On ne fait que détruire, détruire sans limite, sans limite et sans conscience. On rase des forêts pour installer des infrastructures qui sont certes bénéfiques pour certaines causes, mais mauvaises pour la santé de l’environnement. Des entreprises d’exploitation minière ou autres ne font même pas des études environnementales avant d’installer leurs matériels de forage. Nous sommes tous concernés par ces changements naturels, parce que nous sommes tout autant les uns que les autres, coupables de la dégradation du climat et quelle que soit notre place dans la société, parce que même une petite cigarette est néfaste à l’air que nous respirons. Les paysans qui exploitent la terre pour vivre, ceux qui vivent de la fabrication de briques et de charbon de bois, ne pensent qu’à utiliser ce que la terre leur donne. Mais que donnent-ils en retour pour la nature? Une nature qui souffre des dégâts des humains, une nature qui commence à se venger. Nos cultures subiront davantage ces détériorations, parce que nous ne savons pas utiliser la terre comme il se doit. Nous ne savons pas utiliser le pouvoir que Dieu nous a donné, celui de régner sur la nature. Une royauté qui, normalement, exige que l’on prenne en même temps soin de ce qui nous est donné. Ce qui n’est pas le cas, parce que nous avons régné bêtement et le mal nous revient. Le rythme a changé pour les saisons donc pour le cycle agricole et pour la consommation. Nous nous faisons mal en faisant du mal à la nature. Alors, il faudra penser à des reconstructions si nous voulons encore bénéficier des biens que nous offre la nature. Matière à réflexion, en attendant, ceux qui savent prier doivent demander la Grâce aux dieux qu’ils vénèrent.
Riri