Publié le 02 février 2021
Le combat des paramédicaux est loin d’être gagné. Actuellement, la lutte ne s’arrête plus à la revendication de leur “dû”, mais également au droit syndical. Alors que le syndicat des infirmiers et des sages femmes (SISFM) devait tenir une assemblée générale samedi à 9h dans l’enceinte de l’HJRA Ampefiloha, leur président Jerisoa Ralibera a été interpellé par les éléments des forces de l’ordre à son domicile.
” J’étais encore dans mon lit quand on m’ prévenu que des gendarmes m’attendaient dehors. Ils étaient au nombre de 4 et étaient tous armés “, raconte le président du SISFM. A lui de souligner qu’aucune convocation ne lui est parvenue à cet effet.
” Arrivé à la brigade de la gendarmerie de Sabotsy Namehana, une plainte pour délit de fuite suite à un accident soi-disant survenu à Analakely a été évoquée. Le conducteur plaignant dit m’avoir suivi avec sa voiture jusqu’à Sabotsy Namehana, selon les enquêteurs. Ce qui est invraisemblable vu les embouteillages parce que je conduisais une moto”, explique-t-il. Face à cela, Jerisoa Ralibera dénonce une intimidation et une entrave à l’exercice et à la liberté syndicale. “Toutefois, nous n’abandonnerons pas la lutte”, insiste-t-il. L’objet de l’Assemblée générale en question est la présentation du rapport des rencontres avec le ministère de la Santé publique par rapport au paiement de l’indemnité de réquisition de 228 jours à hauteur de 30 000 ariary par jour pour plus de 7 000 paramédicaux réquisitionnés dans le cadre de réponse à la Covid-19. Une somme dite exorbitante par le Premier ministre. ” Le ministère de son côté, affirme devoir étudier la situation. C’est cette réponse que l’on voulait rapporter aux membres, mais les forces de l’ordre m’ont retenu jusqu’à midi. Il convient de souligner qu’il ne s’agit en aucun cas d’une manifestation ou d’un quelconque mouvement, mais juste d’une réunion “, selon toujours le président du syndicat des paramédicaux.