Publié le 02 février 2021
Selon une expression, « une personne est dite sage quand on ne voit pas sa faiblesse ». Le comportement de certains citoyens malgaches y fait penser, car on a des lois, mais elles ne sont pas respectées. Et tant que personne ne voit les violations de loi, cela ne fait rien. Ce que ces gens ne comprennent pas, c’est que leurs actes peuvent s’avérer néfastes et dangereux. En guise d’exemple, les forces de l’ordre ont initié dernièrement des formations sur les comportements à montrer dans les rues. Il faut marcher sur les trottoirs et traverser sur les passages zébrés, et ainsi de suite. Des agents de police veillent au respect de ces codes, mais une fois qu’ils quittent leurs postes, le non-respect de ces codes reprend : on n’hésite pas à marcher dans la rue, à traverser n’importe où. Et quand on est heurté par une voiture, on n’hésite pas à blâmer le conducteur de cette dernière, alors qu’il y a un passage pour piétons non loin de là. Les automobilistes et les motards commettent eux-aussi des infractions, mais tant qu’on ne le voit pas, ce ne sera pas un péché. Cela se voit aussi dans le comportement des commerçants qui n’hésitent pas à faire monter leurs prix, parce que le prix des carburants a monté. Du coup, les prix des transports augmentent aussi, alors qu’ils ne font que liquider leur stock de marchandise. Ils s’en foutent, parce que les consommateurs ne voient pas ce qu’il y a en coulisses. Alors, tant qu’on ne voit pas… Beaucoup de personnalités s’avèrent des trafiquants illicites de produits précieux, des bois précieux, d’or, de pierres précieuses. Certaines ont détourné les deniers publics, sans que leur entourage le sache, mais ils peuvent aussi en être complices. Personne ne le sait ou ne l’a vu, alors on laisse passer. Mais tout ceci nuit au développement du pays, parce que tout cet argent devant alimenter les caisses de l’Etat, va à quelques personnes seulement. On a aussi des événements où l’on ne sait plus rien de ce qui s’est réellement passé. C’est le cas des événements de 2002 où des gens ont perdu la vie, du lundi noir de 2009, du 7 février 2009 dont on ne connaît plus la vérité. Les vrais responsables s’en fichent, parce que tant qu’il n’y a pas de témoins avec des preuves concrètes alors, ils se disent « clean ». L’événement du 11 février 1975 reste flou, car on ne connaît toujours pas qui a donné l’ordre de tuer et qui a tué le Colonel Ratsimandrava. Tant qu’il n’est pas connu, le coupable est toujours libre. Il y a ainsi des comportements qu’il faut absolument changer.
Riri