La Gazette de la grande ile

Développement : Entravé par les divergences politiques et autres !

Publié le 17 février 2021

La situation qui prévaut dans le pays n’est point favorable à la vision de développement. La population rêve de changement depuis fort bien longtemps, mais ce rêve ne risque pas de se réaliser de sitôt avec le comportement des politiciens qui n’hésitent pas à semer le désordre dans l’objectif de rechercher un avantage personnel. Mis à part les politiciens qui font des leurs, il y a également la pandémie de Covid-19 qui pose problème. A vrai dire, il est assez difficile de parler de développement avec les effets de la crise sanitaire qui pèsent lourd sur l’économie.

Le souci à Madagascar c’est que les incompétents d’avant se permettent de critiquer alors qu’eux-mêmes n’ont même pas la capacité de faire mieux. La Grande Ile n’a eu à sa tête qu’une succession d’incompétents. La preuve, le pays est plus pauvre que jamais même après 60 ans d’indépendance. Le pays a beau être indépendant, il n’arrive à rien sans recours aux aides extérieures. Il ne faut pas se voiler la face, l’indépendance du pays n’est qu’éphémère et personne ne peut dire le contraire. Les dirigeants ont beau se vanter avoir réussi à maîtriser la pandémie de Covid-19, mais sans les aides internationales qui ont afflué, Madagascar serait complètement à la ramasse à l’heure actuelle.

Certes, il ne s’est pas mal débrouillé dans la lutte contre ce fléau, mais il faut reconnaître que les aides extérieures y ont beaucoup contribué. Les impacts de la pandémie sont tels que la pauvreté s’est fortement accentuée. Le pire c’est qu’en parallèle le coût de la vie a grimpé d’un cran. Tout ça pour dire que le développement durable n’est pas encore prêt de s’établir dans le pays surtout que les vraies priorités sont négligées à savoir la lutte contre la corruption. Par-dessus le marché, il y a aussi les divergences politiques qui n’arrangent en rien la situation. A vrai dire, c’est surtout cela qui constitue une véritable entrave au développement de Madagascar car les politiciens qui ont réussi à accéder au pouvoir n’ont fait qu’accroître leurs richesses personnelles à un tel point qu’ils veulent y retourner pour pouvoir amasser plus, mais aussi prendre leur revanche sur l’autre.

Pour ce faire, les dirigeants sortants font tout pour salir la réputation du régime en place et ainsi créer une ouverture pour de nouveau entrer en scène. L’archevêque, Odon Marie Razanakolona avait toutes les raisons de dire au mois de décembre qu’il fallait arrêter les poursuites et les vengeances car le pays ne mérite plus ça. La pratique politique est devenue tellement malsaine que les Malgaches s’en désintéressent de plus en plus. Ce n’est pas pour rien si le taux de participation à chaque élection est de plus en plus faible.

Jean Riana

Lire aussi