Publié le 26 août 2021
Cela fait quasiment un an et demi que les frontières de Madagascar sont fermées aux passagers étrangers, à l’exception de Nosy-Be qui a occasionnellement accueilli des touristes au cours de l’année dernière. Actuellement, le président de la république Andry Rajoelina annonce une possibilité de réouverture des frontières vers le mois d’octobre. Une annonce faite au cours de la deuxième journée de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF), hier à Paris face aux opérateurs économiques français, membres du Mouvement des entreprises de France (Medef). Toutefois, la décision dépendra de l’évolution de l’épidémie de coronavirus dans le monde. Dans sa publication sur Facebook, Andry Rajoelina précise : « La relance du tourisme a été au cœur des discussions. Un sujet qui n’exclut pas la possibilité de rouvrir les frontières de la Grande Ile ».
A cause du retard de la fermeture des frontières, erreur qu’on doit au ministre du Tourisme et qui occupait aussi à l’époque le poste de ministre des Transports, Joël Randriamandranto, Madagascar s’est vu entraîner dans une première vague meurtrière de la Covid-19. Après cela, le président a misé sur la prudence. Par ailleurs, cela n’a pas payé vu l’incompétence, la gabegie et surtout les dérives par rapport à l’entrée sur le territoire. Une deuxième vague encore plus meurtrière et accompagnée du variant sud-africain (Beta) a donc frappé le pays fin 2020 et le premier trimestre 2021. La décision d’être sur ses gardes est on ne peut plus clair si l’on se réfère à la capacité du système de santé malgache ou encore à la résilience de la population qui ne pourra plus supporter un confinement supplémentaire. Cette dernière dont beaucoup travaillent aussi dans le secteur tourisme et transport (surtout international) se trouve actuellement au bord du gouffre. Entre une partie de la population qui réclame cette réouverture des frontières et l’autre qui prône plutôt pour la survie, la décision n’est pas évidente.
Annie N.