Publié le 25 septembre 2021
La reprise économique est d’actualité à l’échelle internationale en raison de la pandémie de Covid-19 qui a mis à mal l’économie de plusieurs pays dans le monde tant des grandes puissances que des pays pauvres. Madagascar n’a pas été épargné par la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19 en raison de l’imprudence des dirigeants ayant tardé à fermer les frontières du pays. A vrai dire, les dirigeants n’ont pas osé fermer les frontières car cela pouvait porter atteinte aux relations internationales auxquelles ils misaient pour faire avancer le pays en quémandant des aides ici et là. Cela ne constitue que des dettes de plus pour le pays sans pour autant connaître une once de développement. Les anciens dirigeants avaient déjà opté pour la même stratégie, mais cela n’a point apporté de résultats positifs.
Le Président de la République, Andry Rajoelina lui-même a précisé lors des campagnes électorales que tant que nous comptons sur les aides internationales, Madagascar ne risque pas de se développer. Pourtant, une fois en place il a opté pour la même stratégie que lui-même juge inefficace en vue de la réalisation de l’émergence de Madagascar. Comme il faut bien réaliser quelque chose par rapport au multitude de promesses qu’il a émis lors des campagnes électorales des présidentielles de 2018, il n’a d’autres choix que de faire l’aumône à l’international pour avoir un budget en main et réaliser une partie des promesses émises.
Personne ne peut dire que le régime en place ne travaille pas s’il est question de chercher de l’aide et des dons. Par ailleurs, Madagascar vient de recevoir une allocation non remboursable à hauteur de 332 millions de dollars du Fonds Monétaire International (FMI) à l’issue de la rencontre du Président Andry Rajoelina avec la Directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva au siège de ladite organisation à Washington DC, le 23 septembre dernier. Il est bien précisé que cette allocation est destinée à servir à la résilience du pays, son émergence et à sa reprise économique après la Covid-19. Il y a eu également la signature d’un accord gouvernemental entre l’Etat malgache et le Trésor public français, le 20 septembre dernier pour la concrétisation de deux projets dont l’installation d’un réseau de transport par câble à Antananarivo à hauteur de 151 852 769 euros et l’extension de la Centrale Hydroélectrique de Mandraka 3 à hauteur de 47 829 530 euros. Madagascar est tellement criblé de dettes et fait pitié avec son dirigeant qui fait l’aumône à l’international que la FMI a cru bon de leur offrir 332 millions de dollars pour soutenir les projets de développement du pays. Tous les faits montrent que le Président Andry Rajoelina adopte la même stratégie que lui-même a critiqué auparavant.
Jean Riana