Publié le 11 décembre 2021
Le Préfet de police, celui qui avait décidé la confiscation des armes à feu de Andry Andriatongarivo, sans que par la suite le mari de la dame ne soit inquiété, a refusé la demande d’autorisation de manifestation formulée par les consommateurs. Comme le Préfet de Police semble ne pas vouloir contrarier Lalatiana Rakotondrazafy et son époux, il aurait dû leur demander des conseils par rapport à cette autorisation de manifestation.
En effet, s’il avait demandé l’avis de la dame ou si du moins il écoute les archives sonores de la dame, il aurait découvert que tous les éléments sont là pour une explosion sociale et comme elle l’avait si bien dit, avec cette inflation généralisée, il faut respecter la liberté d’expression et la liberté de manifester de la population. Elle avait eu raison quand elle l’avait dit à l’époque. Aujourd’hui, les faits sont les mêmes, sinon pire. Aussi, il suffisait au Préfet de police d’écouter de nouveau ce qu’avait dit la dame Lalatiana, pour se faire une idée de ce qu’il fallait faire : donner l’autorisation ou la refuser. Le Préfet de Police semble ne pas bien saisir la portée des choses. Pour un homme qui s’avère dangereux à se promener avec armes à feu, le Préfet de police ordonne simplement la saisie des armes à feu et l’affaire s’arrête là, sans crier gare. Pour une population à bout de souffle qui souhaite manifester contre une vie chère, le Préfet de Police qui vraisemblablement, ne subit pas de plein fouet la vie chère, ni lui, ni ses proches, lui interdit la manifestation. Si le Préfet de police qui semble mettre Lalatiana Rakotondrazafy et son mari sur un piédestal, écoute ce que Lalatiana Rakotondrazafy avait dit sur sa chaîne de radio en 2017 à propos de l’explosion sociale et à propos de la liberté d’expression, le Préfet de Police verrait les choses autrement et aurait une lecture différente de ce qu’est une population à bout de souffle qui meurt de faim et qui voudrait simplement interpeller les pouvoirs publics et exprimer son ras-le-bol. Lalatiana Rakotondrazafy, elle-même, avait dit à l’époque que descendre dans la rue manifester son mécontentement ne signifie pas faire un coup d’État, ni renverser un régime en place. Puisqu’elle excelle en tant qu’avocat du régime, quitte à défendre l’indéfendable ; puisqu’elle excelle en “avocat” ,en tout cas mieux que son mari qui d’ailleurs a été renvoyé de l’école de formation des avocats ; puisque le Préfet de Police semble bien craindre de froisser le couple Andriatongarivo, quitte à mettre en mauvaise posture le chanteur de ces midinettes ; le Préfet de Police devrait ré écouter tout ce que Lalatiana a dit du temps où elle n’était pas membre du gouvernement. Cela éclairerait le Préfet de police sur ce qu’il faut avoir comme attitude à adopter.
La Gazette