Publié le 11 janvier 2022
Les coupures sont toujours au rendez-vous ces derniers temps, et l’incident qui s’est produit à Andekaleka le 2 janvier dernier est avancé comme excuse, à savoir l’incendie de l’un des transformateurs. Ce dernier est devenu une sorte de bouc émissaire des responsables pour échapper à leurs responsabilités vis-à-vis des délestages qui n’en finissent pas. Seulement, les coupures ne datent pas d’hier. L’incendie en question n’a juste fait qu’empirer les choses. Même durant les fêtes de Noël et de fin d’année, les coupures étaient au rendez-vous. Ces coupures n’ont pas tendance à poser un lapin, car ils interviennent même au moment où l’on s’y attend le moins. Aucun des dirigeants qui se sont succédé au pouvoir, n’a su régler le problème de délestage et le régime actuel n’y fait pas exception. Comme les coupures s’accentuent et font jaser plus d’un au niveau de la société, le Président de la République est descendu à Andekaleka le 10 janvier dernier, pour constater de visu les travaux de remise en marche de ladite centrale suite à l’incident qui a causé l’arrêt de production. Bien évidemment, cet incident est avancé comme étant à l’origine des séries de coupures qui sévissent dans la capitale actuellement. Il est à noter que la Centrale d’Andekaleka fournit près de 50% de la production d’électricité au profit du Réseau Interconnecté d’Antananarivo, mais aussi à Antsirabe et Moramanga. Le Président a avancé qu’il reste convaincu qu’il s’agissait d’un incendie criminel, d’autant plus que les premiers témoignages confirment qu’une explosion est survenue avant l’incendie du transformateur numéro un. Ce serait illogique s’il s’agissait d’un accident a t-il dit. Bien évidemment, cela reste encore à prouver et une enquête est déjà en cours. Comme le problème de délestage est un problème difficile à résoudre, il faut bien chercher un bouc émissaire. En tout cas, les techniciens de la Jirama et ceux de l’entreprise Sinohydro s’activent pour installer le nouveau transformateur et remplacer ainsi celui qui a été incendié. Les travaux consistent également au redémarrage des trois groupes qui produiront au total une puissance de 128 Mégawatt. D’après les estimations, les trois groupes installés dans la centrale d’Andekaleka seront totalement opérationnels d’ici 6 à 8 mois.
Jean Riana