Publié le 19 mars 2022
Un leader syndicaliste, PCA de la CNAPS en prison pour détournement de fonds. Ceci dépasse l’entendement !
Tous les réseaux médiatiques en parlent. La colère monte chez les adhérents. Madagascar est vraiment malade de la pauvreté matérielle mais aussi mentale, surtout au niveau des instances dirigeantes comme au sein de la CNAPS. Elle est infectée aussi par les virus Prédation et Corruption malheureusement. En 2021 les instances dirigeantes de la Cnaps étaient fières d’avoir un syndicaliste à la tête de la société. Mais la force du mal a pris le devant sur la force du bien surtout lorsqu’on est pauvre mentalement ! Un leader syndicaliste, qui est supposé défendre les intérêts et les droits des plus faibles travailleurs cotisant est tombé dans la trappe de la corruption comme le cas présent. Les instances dirigeantes de notre société nationale de prévoyance sociale se sucrent des cotisations des petits adhérents et parallèlement ils miroitent que les adhérents sont au centre de leurs préoccupations ! Quelle hypocrisie!!! Ceci dépasse l’entendement.
Nous sommes tous conscients que la couverture sociale de tous les travailleurs de l’industrie de manufacture et de service est encore bien en deçà de ce que devrait être la couverture légitime et légale. En plus tous les travailleurs agricoles ainsi que ceux qui travaillent dans le secteur informel, majoritaire dans le monde du travail à Madagascar, sont encore laissés sur la touche sans protection sociale. Est-ce que la moralité et l’éthique de la sagesse Malagasy sont écartées lorsque l’utilisation de l’argent des autres devient force de loi par des dirigeants « bandits sans foi ni loi » ?
En fait, les motivations et les valeurs de Monsieur le Président du Conseil d’administration de la CNAPS, Joachim Frédéric Laborde, descendant du Français de renom Joachim Frédéric de la lignée de Jean Laborde, expliquent tout. Il a été toujours dans le syndicalisme pendant des années pour atteindre la grandeur qu’il a toujours espérée. Il est devenu PCA. Lors d’une interview en tant que PCA, il disait que pour atteindre la grandeur, « vous devez être prêt à dire Oui, peu importe qui dit Non ». En disant Oui au poste de PCA, il a atteint sa grandeur. Il était tombé dans une trappe gangrenée de corruption dans laquelle il est rentré pour sa grandeur et où il est difficile de sortir.
La corruption a biaisé les décisions de Monsieur le PCA et a contribué à détourner des fonds disponibles nécessaires pour améliorer la pension de retraite ridicule des pauvres adhérents de la Cnaps. Leurs conditions de vie vont encore se dégrader davantage alors que les membres du conseil d’administration et les dirigeants aisés entretiennent une vie décente. Pour la majorité des adhérents, l’épidémie de prédation et de corruption a gangrené la plus haute direction de la Cnaps et risque de devenir un cercle vicieux. Leur espoir de réclamer une amélioration de leur droit se trouve devant un obstacle de non droit et par conséquent ils ne peuvent échapper à la pauvreté à terme. La justice doit frapper fort le PCA avec ses complices et exiger le remboursement des sommes détournées y compris les émoluments qu’ils ont perçus pendant l’exercice de leurs fonctions. Seules les actions fortes parlent plus que les mots véhiculés à travers de belles communications bien agencées.
La leçon que le nouveau gouvernement doit tirer est le suivant : des audits indépendants doivent être lancés le plus rapidement possible au sein de toutes les agences gouvernementales qui gèrent des gros fonds publics comme le BNGRC, le State Procurement of Madagascar, le Fonds Routier, l’AGETIPA , l’ANALOGH , KRAOMITA etc… Ces audits permettront de diagnostiquer si l’épidémie de la Prédation et de la Corruption les a infectées aussi et de procéder à leur vaccination pour éviter la propagation de la maladie ! Les Malagasy, premiers bailleurs de fonds du « Fanjakana » ont droit à une information utile pour se statuer comme les bailleurs de fonds étrangers qui demandent un audit indépendant de la gestion des fonds Covid.
Zaza R.