Publié le 01 juin 2022
Les marchands de rue aux environs du lycée JJ Rabearivelo à Analakely poursuivent leur grève. Hier, ils ont manifesté devant l’Hôtel de ville. Sur les banderoles qu’ils ont brandies, on peut lire : « On a faim. Laissez-nous travailler ». Mais personne ne semble s’en ficher. Dimanche, la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) a procédé à l’assainissement et la sensibilisation sur le code municipal d’hygiène. Dans la foulée, la CUA a également chassé les marchands irréguliers, raison de la grève de ces derniers. Mais le fait est que cet assainissement ne concerne que quelques marchands. « La CUA rappelle que les marchands doivent régulariser leur situation auprès des bureaux de la DIPLES (direction de l’indépendance du palais, de la logistique, des événements et de la sécurité) », affirme le maire. En effet, la chasse aux marchands ne concerne que ces marchands irréguliers. Le reste peut vendre sur les trottoirs jusqu’à ce que la commune trouve une solution au problème.
C.R.
La date du 31 mai est dédiée journée mondiale sans tabac. Elle vise à encourager les pays au renforcement de la mise en œuvre des mesures pour la lutte anti-tabac. Des consultations gratuites, des conseils pour tous ceux qui voudraient arrêter de consommer du tabac ainsi qu’une exposition, ont été au programme hier à l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona à Ampefiloha. Ce n’est qu’une journée folklorique, un prétexte pour les dirigeants de quémander un financement à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Les chiffres des victimes du tabagisme restent alarmants. Environ 8 millions de personnes meurent chaque année des suites du tabagisme et de la consommation de tabac dans le monde, dont plus d’un million sont des non-fumeurs qui fréquentent des fumeurs. Le nombre de décès à Madagascar atteint 8 300 par an. 11,3% des consommateurs locaux de cigarettes et de tabac sont des jeunes âgés de 13 à 15 ans, 14,8% de sexe féminin et 38,7% de la gente masculine. Plus de 4 000 toxines se trouvent dans les cigarettes et il existe 27 maladies possibles, dont 12 sont des cancers incurables.
Na
Désespérés par l’absence de collecteurs, les riziculteurs de l’Alaotra bradent le prix du kilo du paddy entre 800 à 900ar. Une baisse de plus de 60% par rapport au prix normal. En baissant le prix à ce niveau, les riziculteurs entrent en perte. Cette absence des collecteurs est due à l’abondance du riz importé qui fait de l’ombre à la production locale. En effet, il est plus facile pour les collecteurs de vendre ce riz importé, vu le prix moins élevé. Par contre, ce dernier est dangereux pour les consommateurs, car provient des stocks d’Asie, traités avec des produits de conservation. Pourtant, l’Etat a mis l’accent sur l’importation de ces riz en délaissant complètement les producteurs locaux. Résultats, ces derniers sont obligés de vendre au plus bas pour survivre…. L’Etat les a assassinés !
T.B