Publié le 27 septembre 2022
Ayant constaté comme beaucoup d’autres férus de sport, les problèmes inhérents à certaines disciplines sportives, on appelle tout un chacun a rectifié leur tir dans l’intérêt réel des sportifs. Effectivement, c’est à travers des manquements dans la gestion d’un Ministère, d’une fédération ou d’une ligue, qu’apparaît la vérité concernant la motivation d’un dirigeant, dans le monde sportif de sa prédilection.
Il faut que les dirigeants comprennent l’essence même du sport qui est la recherche permanente de la performance, qu’elle soit à un petit niveau ou en haut niveau. Comme dans la gestion de toutes les affaires de l’Etat, la tolérance zéro doit être de mise. En effet, on fait référence ici aux fléaux étatiques tels : la corruption, le trafic d’influence, l’inefficacité et l’inculture dans le milieu dans lequel on évolue. Il est vrai qu’il n’y a plus préjudiciable que l’incompétence agissante.
Dans son retour à la normalité, Madagascar doit commencer par s’atteler à la gestion du temps : on ne doit plus se permettre d’être en retard, dans les modes opératoires liés et appliqués aux sports. Cette attitude envers le temps est garante de la réussite des objectifs à court, à moyen et à long terme. Dans un langage plus compréhensible, en prenant comme exemple le sport de haut niveau qui est caractérisé par une suite de compétitions, extra-muros, la première chose à assurer doit être le paiement des cotisations internationales par l’Etat.
Après, viendra la capacité organisationnelle des ramifications administratives de l’Etat que sont les fédérations et leurs différentes compositions. Pour une structure tutélaire qui se respecte, la distribution des tâches et des rôles du rouage exécutif est essentielle, ce qui n’est pas le cas de toutes les fédérations (SIC). Le hic sera toujours l’ingérence du comité directeur dans les attributions techniques qui ne sont pas de leur ressort.
Quant à la gestion de la partie technique, elle était, est et sera tributaire de l’objectif du Président de la discipline concernée. La politique sportive qu’il prône doit transparaître dans la proposition et publication de son programme annuel. La sortie de cette dernière implique une succession de dates limite à des actions successives qui ne souffrent d’aucun retard dans leurs réalisations. En bref, le temps est sacré, et seul un responsable inconscient ne sachant rien du sport, fait peu de cas de l’extrême importance de la maîtrise du temps.
À Madagascar, bon nombre de postulants à la fonction présidentielle d’une discipline sportive, se sont jetés dans l’arène d’une élection, pour acquérir le poste ronflant de Président. En général, ils n’ont ni la compétence requise dans la discipline sportive de leur choix, ni dans la gestion administrative de cette dernière, et ni l’envergure dans la représentation du sport qu’ils doivent assurer.
La problématique du sport malgache se trouve dans le fait que ces gens, arrivés aux places de décideurs, font peu de cas de ceux qui vivent et gravitent autour des sports concernés. En général, ils font violence à ces derniers dans leur perception erronée du milieu, et font d’énormes dégâts sociaux par leur inconscience et leur insouciance. Dans la majeure partie des cas, le sport qu’ils gèrent n’est pour eux qu’un tremplin politique.
Max RANDRIANTEFY