Publié le 20 juin 2020
Avant, pendant et à l’approche de la fin prévisible des retombées socio-économiques que le coronavirus cet ennemi invisible ne manquera pas de nous laisser, des signes défavorables de l’économie de Madagascar sont en train d’apparaître au grand jour. Personne ne peut le nier. Que faut-il en déduire ? S’enfoncer dans le défaitisme décourageant calculé pour servir la cause non avouable de quelques acteurs politiques à la solde d’une certaine société civile ploutocrate ? Il ne faut surtout pas tomber dans les filets d’un découragement, parce que les requins d’une voyoucratie qui ne pensent qu’à s’enrichir sur le dos de tout un peuple n’attendent que çà… Pendant la monarchie, ces pilleurs des ressources précieuses de toute l’île comme l’or ont toujours misé sur l’asservissement et l’exploitation de l’homme par l’homme ce qui les avaient permis de collaborer avec l’administration coloniale. Période pendant laquelle, rien que pour l’exploitation minière des documents fiables font état déjà en 1886 d’un bilan de l’ordre 10.350.000fr à l’époque du côté de Maevatanana.
Depuis l’indépendance jusqu’à nos jours les sites aurifères du lieu dit produit toujours le métal précieux dans les défaillances flagrantes des conditions capables de garantir des retombées fiscales fiables. Il s’agit là d’un cas parmi tant d’autres pour un secteur vital pour les intérêts supérieurs du pays. Il y a lieu dans ce domaine précis de ne pas tomber dans les pièges évitables d’un laxisme corrompu du département ministériel et des services responsables. Selon les experts en la matière, l’important est surtout d’éviter «le danger de la malédiction des ressources est née comme cela est malheureusement le cas dans bon nombre de pays riches en ressources naturelles, notamment dans les pays africains voisins. Pour diminuer ce risque, certaines balises doivent être mises en place. Il s’agit, entre autres de se doter d’un cadre juridique et réglementaire solide et stable. C’est une condition importante pour la prévisibilité des investissements étrangers et locaux, mais aussi pour garantir des retombées fiscales fiables. D’abord «mettre en place des structures de gouvernance solides à plusieurs niveaux (central, régional et local) concernant la gestion des ressources adaptées aux réalités malgaches afin de garantir la transparence et la redevabilité des autorités ». C’est pourquoi désormais l’attitude à adopter face à la conjoncture qui prévaut actuellement est d’être raisonnable dans une ferme volonté de réussir à sortir de cette mauvaise passe que vivent plus durement que nous, même les grandes puissances. Parce que surtout aussi selon les mêmes sources «le développement industriel du secteur extractif» ne pourra pas se faire avec « une non-fiabilité des renseignements sur la production minière ; des ristournes perçues directement sur la production par les collectivités locales, conformément aux dispositions de la loi… » Des observateurs qu’on ne peut taxer d’empêcheurs de tourner en rond trouvent également que certains ministères à vocation de production censés apporter des recettes financières et des devises pour le Trésor Public, ne sont que des départements budgétivores. Figés dans des habitudes de nonchalance du « j’y suis, j’y reste » avec le rythme « mora-mora » à l’opposé d’une obligation de l’amélioration de la productivité, ils ne peuvent guère servir et aider pour obtenir des conditions favorables aux objectifs visés par le président Andry Rajoelina et Christian Ntsay ce Premier ministre qui sans tambour ni trompette fait ce qu’il peut pour que la dépression économico-sanitaire actuelle cède la place à une expansion équilibrée (de façon à être profitable pour tous). Exit ce climat d’agitation malveillante animée et financée par les fous furieux, les malades de l’ambition déplacés des « losers » tels que Marc Ravalomanana et le couple (HVM) Hery Voahangy Mivady qui n’arrêtent pas d’attendre leur tombeur de 2009 et de 2018 au tournant en cherchant à faire usage d’une énième insurrection. Et dire que toute l’Administration fait preuve d’une couardise veule et n’ose même pas neutraliser ces deux grands voleurs et leurs bandes de trublions.
Noel Razafilahy