Publié le 08 mars 2018
« Vous les femmes, vous le charme. Vos sourires nous attirent et nous désarment. (…) Et nous sommes, nous les hommes, pauvres diables. On vous aime… »En ce jour où les femmes du monde entier célèbre une journée qui sublime avec justesse les mérites et les valeurs de nos mères, nos épouses et nos sœurs, les paroles de cette inoubliable chanson de Julio Iglesias résonnent dans tous les cœurs avec un ton particulier. Surtout lorsqu’on tombe en admiration devant l’image d’une First Lady bien de chez nous spécialement publiée pour l’occasion. Quelles que soient les insinuations envieuses à son endroit, on ne peut qu’être séduit par Voahangy Rajaonarimampianina dont le credo « tient au respect des droits des femmes et à leur émergence ».Parce « carré dans sa démarche, sait où est-ce qu’elle veut aller et ce qu’elle veut obtenir », la première dame est une véritable incarnation idéale de toutes les descendantes d’Eve, malgré « les méchancetés gratuites, sinon d’un jugement à distance ou des préjugés », en tant que Première Dame, elle « continue son chemin vers l’objectif qu’elle s’est fixé » pour les louables activités sociales et surtout la promotion de la Femme sans oublier les enfants. En préférant « l’acte au verbiage », elle ne peut que s’illustrer dans toutes ses actions en faveur et indissociable avec la politique cette passion commune qu’elle partage avec le Chef de l’Etat. « Qui peut plaire ou pas… »
Heureusement pour ce monde, Dieu créa la femme, parce que sans elles, à l’allure que prennent les déviations politiciennes de la ménagerie qui nous gouverne (les loups dans la bergerie, les moutons de Panurge, les requins, les caïmans et les rapaces), on vivrait dans un monde pire que ce qu’on subit actuellement. Voici pourquoi :les responsables institutionnels chargés mettre de l’ordre dans les pratiques des prérogatives étatiques ont presque tous perdu leurs repères et se complaisent bêtement dans une navigation sans visibilité à la manière de ces trois fameux singes dont l’un n’entend rien en plaquant ses pattes de devant sur les oreilles, l’autre ne dit rien en mimant celui qui ferme sa gueule et le dernier qui ne peut rien voir parce qu’il masque ses yeux avec deux pattes, il n’y a que les femmes engagées qui nous sauvent la mise…Et ce n’est pas notre Assemblée Nationale ou le Sénat avec la composition actuelle de son Bureau Permanent qui oseront dénoncer les ingérences nuisibles du pouvoir exécutif dans les rôles tabous du système judiciaire et les instrumentalisations des attributions de la Haute Cour Constitutionnelle et des juridictions de la justice. Et lorsque des maires des collectivités étiquetées zones rouges et des Préfets des Régions à problèmes graves à cause de l’insécurité rurale tributaire du commerce mafieux des vols de bœufs et des exploitations minières illicites font « part de la satisfaction(…) pour tout ce qui a été réalisé dans leurs communes respectives, en soulevant toutefois le manque de subventions qui auraient dû permettre de réaliser d’autres projets » en oubliant sciemment l’essentiel, on ne peut être que scandalisé devant la malhonnêteté et la cécité intellectuelles de ces véritables princes qui vivent dans des petits palais avec les pratiques administratives et financières sur commande qui éclaboussent souvent toute la hiérarchie.
Plusieurs personnes trouvent honteux qu’on ait pu traiter de la sorte Claudine Razaimamonjy, alors que d’autres suspects pour des violations de la loi pire ne sont même pas inquiétés. Son seul tort a été d’avoir connu des grands de ce monde. On peut tous les citer, mais il est étonnant que les enquêteurs passent à côté. Il y a aussi cet acharnement médiatique suspect. La publication en boucle de la photo de celle-ci, sans aucun respect pour la présomption d’innocence, alors que pour le dernier des violeurs assassins de vieilles femmes, on masque son visage avant de l’envoyer en pâture aux médias. Elle n’a pas pu, elle toute seule, détourner de l’argent public. De très hautes personnalités se sont servies d’elle. Elle ne peut être que complice à la rigueur. Des hauts fonctionnaires des ministères incapables de gérer les chapitres budgétaires de quelques ministères, les emplois et les marchés publics fictifs ainsi que les surfacturations des entreprises d’Etat ont profité d’elle pour piller des deniers publics. Regardez autour de vous ! Elle servira au moins de bouc émissaire pour assouvir les bas instincts de quelques gros malins qui cherchent par tous les moyens à donner à la communauté internationale l’impression que la lutte contre les mauvaises pratiques financières est une réalité…Pendant ce temps les acteurs favorisés de l’enrichissement illicite festoient d’un bout à l’autre de l’île sous le couvert d’un soutien indéfectible au parti présidentiel HVM. En tout état de cause, les observateurs ont encore et toujours raison en affirmant que « la justice est naze et à la botte » . De qui ? De tous les nantis d’une oligarchie ripoublicaine gavée et profiteuse qui vit ses derniers jours. Ne croyez pas que ces effervescences entre les juges parce que la ministre de la Justice garde des sots corrompus à l’abri des poursuites pour s’en prendre à des pairs, vont arranger le cours de l’histoire ! Réélu ou pas, le président sortant n’osera jamais, jamais plus prendre le risque suicidaire d’avoir encore dans ses basques une bande de voyous qui ne pensent qu’à piller la patrie. Les politicards sont comme çà, ils ne changeront jamais !
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