Publié le 21 mars 2022
Le sentiment d’espoir qui est apparu à la suite du récent remaniement n’a pas fait long feu. L’enthousiasme populaire, en réalisant que le régime était déterminé à rattraper le temps perdu dans sa détermination de concrétiser des aspirations populaires et des efforts de lutte contre la pauvreté, n’a pas duré. Le sentiment d’espoir s’est dégonflé très vite devant les flots de commentaires et critiques divers fondés… Les réalités. Les clameurs publiques ont eu raison de la bonne foi de la population d’une naïveté naturelle. Comment le commun des mortels peut-il rester insensible aux frasques morales, aux écarts de conduite, à la médiocrité et activités malsaines sur le plan administratif et financier, de certains membres actuels du gouvernement ? Il ne se passe pas un jour dans la capitale, au sein des institutions, des secteurs phares de l’Etat sans que les échos de scandales retentissants ne provoquent l’indignation générale…
Le surlendemain de la publication de la liste de la nouvelle composition du gouvernement, c’est un tollé général dans les salons et les cercles d’observateurs des affaires étatiques en réalisant que non seulement le ministre honni des Transports a été seulement muté dans le département où il était célèbre pour les sombres histoires de gestions financières sur les constructions et les réhabilitations des stades à travers l’île. Ses louches relations avec les prestataires « copains coquins » et la mauvaise qualité des travaux finis sont des signes révélateurs de l’exercice déplorable de ses attributions dans le ministère. Les échos de ce retour en zone font l’objet de récriminations de la part des partisans du fondateur de la Révolution Orange. Ils n’hésitent pas à dénigrer en privé les abus et comportements indignes d’un «ministre coach » qui considère ses compagnons de lutte comme des insignifiants personnages.
Les contours de ce concours d’entrée à l’ENAM, même relaxé par le Tribunal, il est condamné pour « le chef d’inculpation d’usage de faux.» Sa réputation de spécialiste d’instrumentalisation des juridictions le suit partout, à cause de ses démêlés judiciaires, parce qu’il accapare de force des terrains en usant de faux documents et de pièces fictives. Un exemple frappant : le procès qui l’oppose avec dame Speyer Eliana. Le plus drôle dans cette affaire, c’est quand Tinoka Robert prétend « qu’il s’est installé et a mis en valeur le terrain litigieux depuis 1970, alors qu’il est né seulement le 30 avril 1974… » Le plus surprenant pour la masse, c’est qu’il a réussi le tour de force d’imposer sa belle-sœur Vina Orléa… L’ombre d’une opposition fantomatique dirigée par le grand perdant de l’Histoire Marc Ravalomanana, hurle sur tous les toits que ses fanatiques vont passer à l’action si au niveau des dirigeants, on ne les écoute pas. C’est parce qu’au sein du pouvoir, chantage sur chantage, on impose n’importe quoi. Se souvenir de cette menace de trouble tribaliste avant la publication des nouveaux membres du gouvernement.
Noël Razafilahy