Publié le 21 mars 2022
Après la condamnation pénale de Raoul Rabekoto, on a cru que la CNAPS en avait fini avec ses démons. Ce n’est pas le cas. Les scandales se succèdent. Des malversations ont conduit au placement sous mandat de dépôt la semaine dernière du Directeur Général de la CNAPS (Mamy Rakotondraibe), du Président du Conseil d’Administration actuel (Joachim Frédéric Laborde), de son prédécesseur (Lolona Raharomampiandra) et d’un autre membre du Conseil d’Administration (Andrianavalomanana Razafiarison).
Le Pôle Anti-Corruption d’Antananarivo (PAC) a estimé qu’il y avait des charges graves contre tous les inculpés. En clair, ils auraient tous croqué dans la pomme, dans le cadre d’un terrain acheté par la CNAPS à un prix excessif. Le PAC disposerait de preuves en ce sens. En attendant de pouvoir prouver leur éventuelle innocence, ces individus sont détenus à la prison d’Antanimora, avec Sylvain Rakotozafy, le complice d’Eric Rajaonary. Ce dernier qui est le principal instigateur de l’arnaque, s’est enfui en France, malgré une interdiction de sortie du territoire. D’autres personnes seront entendues.
Malgré des résultats financiers satisfaisants, la CNAPS qui se trouve à présent décapitée, pourrait connaître une descente aux enfers si le Gouvernement tarde à désigner un nouveau Directeur Général et de nouveaux membres du Conseil d’Administration.
La Gazette