La Gazette de la grande ile

La liberté et les abus : Des loups rôdent toujours dans la bergerie

Publié le 22 septembre 2019

Pendant quelques jours les commentaires ne vont pas tarir sur ce que des observateurs sérieux considèrent comme «verdict de grande sévérité» ou encore «une condamnation excessive» pour un dossier qui aux yeux du plaignant le Chef de l’Etat-major Général n’a réclamé qu’ un ariary symbolique. C’est comme si quelque part cette «lourde peine d’amende» aux yeux de Gérard Rakotonirina, président de l’Ordre des Journalistes ne visait qu’à faire de cette «condamnation excessive» un coup de semonce sous forme de tir de barrage sous forme d’opération de dissuasion de la part de quelques «O.V.N.I » qui se sentent morveux pour se moucher de la sorte en servant du système judiciaire. Pourquoi personne n’a daigné tenir compte une «absence d’intention coupable» de la part des journalistes ? Doit-on en vouloir ou donner raison au Journal LE QUOTIDIEN quand il titre à la Une sur trois colonnes «La liberté d’expression menacée » sans oublier d’ajouter «Ce que tout le monde redoutait déjà le jour du procès est arrivé. » Alors que les grands responsables de la Grande Muette ne sont pas sans connaître que parmi eux, parmi leurs parents et même leurs fils, il n’y a pas que des anges. Or, jusqu’à l’heure où ces lignes tombent sous vos yeux quelques officiers mêlés à des dossiers de bœufs volés ont été mis à l’abri des poursuites pénales. Personne n’est dupe Mon Général !

Par solidarité de corps entre militaires ou tout simplement par esprit de famille ? Peu importe est-ce là l’idéal ou le «fenitra…» traduit en langue nationale ? On n’a pas hésité à faire porter le chapeau à quelques malheureux boucs émissaires du R.F.I Ivato… Sur un autre chapitre, un procès-verbal de constat d’un huissier assermenté nous apprend qu’une opératrice en exploitation minière a été victime d’actes abusifs perpétrés par le Préfet de Région Haute Matsiatra au lieu dit Befisiotsy . Accompagné d’un membre du cabinet du ministre des Mines et des Ressources Stratégiques (un certain Dédé prétend agir sur ordre du ministre sans aucun ordre de mission) et d’une bande de gros bras, le premier responsable territorial de la Région avait saisi divers produits de la carrière où ils se sont introduits en insultant tout le monde au passage même le Chef de Poste de la Gendarmerie présent sur les lieux. Les insolents visiteurs d’un site en règle avec les législations minières en vertu de documents d’un permis minier portant N°3459 valable du18 novembre 2015 pour 40 années, sur des tons menaçants avaient obligé le responsable trouvé sur les lieux à assister à l’enlèvement de 26 sacs plus 4 cartons de Tourmaline, Florine, Mica, Couronne tourmaline et de Quartz Rakoto d’un poids total de 854Kgs. Au départ, au mépris des règles basiques le Préfet de Région et Dédé n’ont pas pris le soin de faire des scellés. Comme il fallait s’y attendre, arrivé à Antananarivo à la Direction des Mines le chargement accuse des soustractions douteuses sur les produits saisis. Devant le huissier venu constater sur place à l’arrivée les produits et le Directeur de la Gestion des Activités Minières en personne, les propriétaires ont déploré qu’ils avait été volés parce qu’on avait mis à la place de leurs produits des cailloux qui n’avaient aucune valeur. Le site d’Ampandrianomby est familier de ces opérations de piratages de produits miniers. A tous les coups, les exploitants miniers subissent toujours les actes répréhensibles de personnes qui prétendent agir au nom du ministre en personne. Pour preuve de ce que nous affirmons les confidences sur une mésaventure dont il était le dindon de la farce à Fort-Dauphin quand il était en poste là-bas. Cette fois-ci, le nommé le Préfet de Région et Dédé le cerveau du détournement des produits saisis pourront difficilement échappé à la Justice. Force est de reconnaître que les loups rôdent toujours dans la bergerie de la République jusque dans les cabinets ministériels où au poste de service de Protocole et autres ils attendent pour agir. Sans craindre d’éclabousser leur chef hiérarchique et même le Président Andry Rajoelina. Une fois déjà, c’étaient des lingots d’or saisis qui ont disparu. Berné et sûrement trompé, le ministre (dépassé par les évènements et ce n’est pas la première fois) a tenté d’intervenir en faveur d’un collaborateur magouilleur, mais les preuves irréfutables existent. Malgré une campagne médiatique intense pour sauver la mise, les suspects devront répondre de leurs actes devant les juges. Des opérateurs économiques soucieux du sort futur de leurs activités craignent plus que tout le retour en scène des rigolos dangereux comme un certain Patrick en train de sec refaire une santé quelque part à Neuilly. Si jamais l’actuel président se laisse embobiner par les boniments de LELOUP, ce n’est pas bon signe…

Razafilahy

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