La Gazette de la grande ile

SENTINELLE : Etes-vous pessimistes ou optimistes ? That is the question…

Publié le 15 octobre 2019

Dans le cours des choses politiques actuelles, la population d’Antananarivo s’est scindée en deux. Il y a ceux qui sont optimistes sur l’avenir du bateau Madagascar, et ceux qui sont carrément pessimistes sur le fait que le timonier soit le jeune Président Andry Rajoelina. En ce moment, la capitale est en chantier du Nord au Sud comme d’Est en Ouest, occasionnant d’énormes perturbations de toutes sortes dans la vie quotidienne de la population urbaine. Des actes ou des contrôles réformistes dérangeants, sont entrepris dans bon nombre de domaines, titillant les intérêts de ceux qui se croyaient intouchables. Alors des avis divergents naissent de toutes parts alimentant les discussions partout et dans tout.

Les optimistes partent du principe qu’on est suffisamment au bas de l’échelle du classement mondial économique des nations, alors on ne peut plus que remonter la pente qui mène vers le développement effectif du pays. Cette positivité retrouvée s’imprègne du fait que des bouées de sauvetage sous forme de financement international ont été débloquées pour que l’on puisse enfin agir d’une manière effective sur des problèmes sociaux. La réfection en profondeur des rues de la ville des mille en fait partie par exemple, même si le pouvoir actuel n’a fait que tirer bénéfice du travail en amont de leur prédécesseur. Le fait est là, passer de la théorie à la pratique est un art difficile dans nos contrées, et faire en sorte que les financements internationaux ne soient détournés de leurs imputations sont déjà une performance dans la gestion budgétaire de l’Etat. Malgré tous les dérangements que les travaux procurent, on voit bien qu’on OSE ESSAYER d’en finir avec les rafistolages qui nous font plus de mal que de bien, et dont nous nous sommes habitués, pour enfin adopter une nouvelle méthode de travail en profondeur s’inspirant des normes internationales. Ces signes aussi minimes soient-ils, participent à un regain de confiance en l’avenir de certaine frange éclairée de la population. En effet, les grandes gueules tananariviennes se repaissent plutôt des formes que du fond, et ils ont souvent raison, mais le fait est là, on avance…

Les pessimistes rétorquent : « on avance jusqu’à quand, et où ? » Dans leur constat, une certaine vérité s’est toujours présentée à eux, comme quoi la même oligarchie qui a conduit le pays dans les affres du sous-développement, revenait toujours dans le giron de l’Etat. Allant de déception en déception, ils ne croient plus à ce changement dans la rectitude tant attendue. Blasés sinon fatalistes, ils se mettent dans la coquille de ceux qui n’attendent plus rien de la vie et ne voient plus que le mauvais côté des choses. On ne peut leur jeter la pierre, dans la mesure où leur vécu est jonché de descentes aux enfers qui étaient cycliques, et leurs critiques acerbes sont les seules armes pour signifier leur existence dans ce monde. D’autres sont des extrémistes qui ont perdu leur bataille politique, et ne voient rien de bon dans les actes entrepris par leur rival. Dans les deux cas, leur pessimisme imprégné de négativisme avéré n’aide pas le pouvoir en place à réaliser dans la quiétude le but qu’il s’est proposé d’atteindre.

Pour espérer un renouveau de la société actuelle, il nous faut d’abord réunir une force synergique de la population unie et convaincue que la pauvreté n’est pas une fatalité, et se battre pour le vérifier serait un bon challenge de vie. Pour l’efficience de cette bataille, un changement de mentalité sera nécessaire afin d’œuvrer ensemble pour le même objectif. Il faut alors se ranger derrière une idée commune que cela est la bonne attitude pour sortir de la pauvreté, ensuite croire en ce rêve de bâtir ensemble pour emprunter la voie du développement.

Max Randriantefy

 

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