La Gazette de la grande ile

Iles Eparses : Visite d’Emmanuel Macron mercredi

Publié le 18 octobre 2019

Le président français Emmanuel Macron effectuera une tournée dans l’Océan Indien à partir de mardi prochain. C’est la chaîne d’information FranceTVinfo la 1ère qui l’a annoncée hier sur son site. « Pour son cinquième déplacement Outre-mer, le chef de l’Etat sera dans l’Océan Indien à partir du mardi 22 octobre. Au programme : Mayotte, La Réunion et une visite inédite dans les îles Éparses », indique-t-il.

Plus précisément, le chef de l’Etat française ira aux Iles Glorieuses qui fait partie des Iles Eparses. Contrairement à ce qu’une partie de l’opinion publique malgache puisse penser, cette visite n’a rien à voir avec le règlement du litige franco-malgache sur les Iles Eparses. D’ailleurs, l’article de la chaîne de télévision française le signale en se basant sur des sources auprès de l’Elysée.

On lit notamment : « déplacement inédit pour un chef de l’Etat, mercredi 23 octobre au matin, Emmanuel Macron se rendra sur Glorieuses, une des îles Éparses appartenant à la France dans le canal du Mozambique. L’archipel de sept kilomètres carré est situé à 40 minutes d’avion au nord-est de Mayotte. Le président de la République ira, indique l’Elysée, pour évoquer la préservation de la biodiversité. Durant une heure sur place, il dialoguera avec des scientifiques dans cette île sans population autochtone. Les îles Eparses font l’objet d’un différend territorial avec Madagascar, mais l’entourage du chef de l’Etat affirme qu’il ne se rend pas aux Glorieuses dans le but de réaffirmer la souveraineté française. Des discussions sont en cours depuis plusieurs mois avec les autorités malgaches pour tenter de résoudre ce différend. Madagascar et la France vont négocier un accord sur les îles Eparses pour 2020 ».

On se souvient qu’à la suite de son entrevue avec Emmanuel Macron à l’Elysée en mai dernier, Andry Rajoelina avait annoncé cette échéance. En fait, une commission est déjà sur pied pour le règlement de ce conflit depuis la présidence de Hery Rajaonarimampianina. On ne sait pas si cette commission est encore à pied d’œuvre ou si le nouveau régime en place à Madagascar a décidé de remanier sa composition.

En tout cas, les précisions apportées par l’Elysée devraient rassurer les autorités malgaches et les associations qui réclament la restitution des Iles Eparses à Madagascar. Des îles, tout au moins les Glorieuses, sont pour la première fois localisées par bien de Malgaches et même des dirigeants et des nationalistes après avoir lu cet article. Un article qui, expliquant la visite de M. Macron, soulève en réalité les vrais enjeux du différend territorial. La France et les environnementalistes du monde entier, y compris ceux de Madagascar militent pour la préservation de ces îles et leur biodiversité. Au-delà d’une pseudo-légitimité politique, Madagascar réclame ces îles essentiellement pour des raisons économiques, notamment la zone économique exclusive qui se trouve de surcroît là où d’importantes réserves de gaz et de pétrole ont été découvertes. Le pauvre Malgache (et surtout ses dirigeants) doit-il se sacrifier devant la préservation de l’environnement ?

Le calendrier étant déjà établi à Paris en mai, Emmanuel Macron ne pouvait visiter Madagascar lors de sa tournée dans l’Océan Indien. La raison en est simple : Andry Rajoelina et plusieurs membres du gouvernement seront absents du pays pour cause de sommet Russie-Afrique qui se tiendra à Sotchi (Russie) à partir de mardi. Avec l’engagement de plus en plus prononcé de la Russie en Afrique et notamment à Madagascar où les Russes ont supporté bien des candidats à la dernière élection présidentielle et se sont vus attribués, entre autres la Kraoma, nos dirigeants doivent bien faire le déplacement à Sotchi.

Sa

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