La Gazette de la grande ile

Jiro sy Rano Malagasy : Le nouveau DG fait parler de lui

Publié le 26 février 2020

A quoi joue Vonjy Andriamanga, nouveau DG de la JIRAMA ? De source concordante, le DG fait la loi et entrave le statut et la convention collective de cette société d’Etat. Il y a une semaine, il aurait nommé Hasina Razafindrakoto, un meneur de grève à la tête de la Direction Principale des Ressources Humaines (DPRH) de la JIRAMA. Les employés de cette société étaient étonnés par cette nomination. Nul n’est sans savoir que c’est un perturbateur de la paix sociale au sein de l’entreprise. Ancien Chef du département Contrôle carburant à l’époque de l’ancien DG Nestor Razafindroriaka, ce désormais DPRH aurait détourné d’énormes quantités d’huile nécessaire au fonctionnement des groupes électrogènes. Cette infraction l’a exposé à la porte de la Justice, mais le DG de l’époque aurait accepté sa demande de disponibilité d’un an afin de classer le dossier. Un an plus tard, le même DG l’a nommé Chef sous-groupement de la JIRAMA à Ambatondrazaka où il a encore fait une énorme gabegie avec le délestage. En bon « nageur » comme on le qualifie, Hasina Razafindrakoto a réussi à retourner sa veste pour propulser le précédent DG Olivier Jaomiary qui l’a nommé, en contrepartie, d’abord Directeur Interrégional de la JIRAMA à Fianarantsoa puis à Nosy-Be, suite à un concours « masqué », exigé par le statut de la JIRAMA. Depuis, son dossier de détournement a été classé. Ce sera encore difficile, pour les Inspecteurs Généraux de l’Etat, récemment annoncés par le Président Andry Rajoelina, de l’atteindre parce qu’il a le soutien de l’actuel DG et, en tant que Premier responsable des Ressources Humaines, il ne se gênera pas de couper la tête à celui ou celle qui tentera de sortir son dossier des placards.

La nomination du nouveau DPRH n’est pas le seul remous au sein de la JIRAMA. La présence de la Conseillère, Onja Rasamimanana, perçue comme étant la dame de « compagnie » du DG n’est pas également appréciée par plus d’un. Est-il vraiment nécessaire que le DG de la JIRAMA a une Conseillère qui n’y connaît rien du domaine ? Aucune nomination ni un appel d’offres n’aurait été lancé pour recruter la dame, mais elle se considère comme étant la « first lady » de la JIRAMA après avoir été celle du MEEH. Ce n’est pas étonnant si l’on n’apprend rien de l’OMNIS vu que sa responsable de la communication court après l’ancien MEEH et maintenant DG de la JIRAMA. Aucun Directeur de la société d’Etat ne pourrait échanger sereinement avec le DG sans qu’elle ne soit présente. Tout doit passer par madame qui partage même le bureau du DG et son véhicule de fonction. De source bien informée, Vonjy Andriamanga vient de remplacer le Président du Conseil d’Administration (PCA) de la JIRAMA par sa dame de compagnie pour une visite en Allemagne, en mi-mars, alors que l’invitation serait aux noms du PCA, du DG et du DG Adjoint chargé des Opérations au sein de la JIRAMA. Espérons que le Président Andry Rajoelina ne s’est pas trompé de personne car la population attend de lui le redressement de la JIRAMA et non des feuilletons.

Sous les ailes bienveillantes du Ministre de l’Energie, Christian Ramarolahy, ce DG pense être intouchable et abuse de son pouvoir. Pour ces deux hommes, le népotisme semble plus important que de régler les problèmes résultant de leurs incompétences. A l’heure actuelle, les coupures d’électricités s’amplifient. Les pertes liées à ce problème s’élèvent à des milliards d’ariary et cela touche tout le monde. En 2 mandats au sein de ce ministère, Christian Ramarolahy n’a pas su résoudre le problème de coupure inopinée et programmée de l’eau et de l’électricité. Sur le papier, ces deux hommes présentent les facultés nécessaires pour diriger leurs institutions, par contre sur le côté pratique, ils sont à côté de la plaque. Christian Ramarolahy a choisi comme DG un ancien ministre limogé à cause de son incompétence dans le domaine de l’énergie. Pour eux, diriger un pays c’est comme jouer. Ils sont là à se succéder d’une place à une autre sans penser aux conséquences néfastes que cela a pour le pays.

Recueillis par T. Berado

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