Publié le 11 juin 2020
Le ton des préoccupations légitimes des députés concernant les ratages irritants aggravés par les couacs frustrants en milieu fonctionnaire et dans le cadre de l’Emploi en particulier était patent. On peut alors en déduire que la manière de servir du département confié à Gisèle Ramampy ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Fonction Publique et des Lois Sociales et les échappatoires oiseux de celle-ci face aux députés avant-hier est pour beaucoup à l’origine de la persistance d’un climat de malaise au sein de la population. Un contexte pareil se présente comme une occasion favorable pour n’importe quelle intention malveillante en vue de nuire et de diaboliser le régime en place. Il serait facile pour n’importe qui de chercher à semer le trouble dans l’état d’esprit de la population. Ce n’est pas faire preuve de fixation à une tendance couarde à une forme d’alarmisme excessive que d’en faire état pour attirer l’attention des grands responsables de la République.
Qui peut nier encore que la majorité de la population, à cause des exigences préventives prudentes se trouvait soumise sous les diverses pressions des contraintes de la vie quotidienne ? Une réalité qui ne peut que générer beaucoup plus de problèmes pour les familles et le panier de la ménagère. Déjà en temps normal, parmi les fonctionnaires civils et militaires les tracasseries administratives et les divers blocages bureaucratiques mettaient tout le monde dans la gestion de leur situation professionnelle. Au niveau des recrutements, le montage des dossiers passe par les services payants du 1er étage siège du ministère au 67Ha où un réseau de petits fonctionnaires s’arrangent pour racketter les postulants aux concours administratifs et à la jouissance d’un diplôme ou d’une pièce nécessaire pour l’obtention d’un poste budgétaire. Il s’agit là de pratiques illégales liées à une foule de candidats obligés d’attendre son tour s’il veut être servi. Pour activer la délivrance d’un document d’équivalence ou autre moyennant paiement d’une somme allant de 10.000Ariary et même plus. De l’avis du public, à la Direction Générale de l’Emploi, la première responsable organise très mal l’utilisation du personnel et passe son temps à voyager dans les régions pour bénéficier et cumuler des indemnités y afférentes. Pour les agents des Directions Régionales dudit ministère, les investisseurs étrangers du secteur privé opérant en province sont les proies faciles qui, s’ils ne veulent éviter les déplacements et les séjours coûteux vers EDIBM dans la capitale doivent payer des fortes sommes. On est alors contraint d’accepter des conditions humiliantes ou ruineuses de quelques directeurs, chefs de services et même de simples agents ayant pouvoir de décision. Pour les traitements des dossiers d’avancement pour ceux qui sont encore en activité, les navettes des dossiers souffrent de conséquences budgétaires et finalement financières de leurs démarches. Si bien qu’il arrive souvent qu’après 20 ans de bons et loyaux services pour leurs compatriotes, des enseignants contractuels et encadrés meurent sans arriver à jouir des fruits des retenues salariales au titre des pensions de retraite. Certains ont la chance de vivre jusqu’au jour où ils peuvent enfin se présenter aux guichets des services payeurs pour recevoir les rappels des paiements et autres avantages. Mais pour y arriver ils ont été soumis à un parcours de combattant agrémenté souvent d’extorsions de fonds qu’il faut accepter sous le chantage. Le personnel du secteur privé n’échappe à ces carences des fonctionnaires à la disposition de Gisèle Ramampy. Les accords secrets et tacites avec les patrons d’entreprises et sociétés privées permettent à des mauvais employeurs de léser les personnes à leur service sur le plan salariale et les droits prévus par la loi. Les syndicats ne peuvent pas faire valoir les doléances jusqu’au niveau des juridictions compétentes en l’absence des appuis prévus par les législations sociales que finalement les pauvres employés des riches personnages ne savent plus à quel saint se vouer. Et c’est à partir d’une situation aussi délétère qu’évolue Madame la ministre qui avait tenu avant-hier un discours démagogique avec des «Euhh !.. !Euhh !… » interminables devant un auditoire de parlementaires incrédules qui n’en croyait pas leurs oreilles. Une telle conjecture serait peut-être tolérable s’il n’y avait pas ces cortèges de rumeurs et de forgeries à propos de «bruits de bottes» imaginaires ou réels véhiculés par Radiotrottoir, programmés et lancés sûrement pour préparer des objectifs non avouables. Toutefois, les analystes sont unanimes pour reconnaître que depuis le retour triomphal d’Andry Rajoelina à la tête de l’Etat «la situation s’est apaisée » avec un Premier ministre «de consensus», Christian Ntsay reconduit à Mahazoarivo. Le pays chemine lentement mais sûrement vers une conjoncture qui se débarrasse de cette période de mauvaise gouvernance sous le quinquennat de Hery Rajaonarimampianina et le temps de «l’enrichissement colossal de membres de la famille et des conseillers du président dans des opérations frauduleuses, incluant le trafic d’or, le commerce illégal de pierres et de bois précieux, de minerais, d’espèces animales protégées et autres richesses qui échappent au peuple malgache qui s’enfonce dans la misère… » Malgré les multiples pièges de «ces hommes politiques qui ne défendent que leurs intérêts particuliers, de leur clan» et du mercantilisme international, déterminé à changer le cours de l’histoire, l’actuel Chef de l’Etat n’hésite pas à affirmer à qui veut l’entendre qu’il est conscient du fait que «Moi je peux vous dire aujourd’hui que les hommes d’affaires les plus riches à Madagascar, ce sont les Indo-pakistanais. Et quand c’est des étrangers qui monopolisent l’économie à Madagascar c’est normal. Mais quand un Malgache essaie de réussir, ce n’est pas normal.» Il y a pire un document officiel du groupe Amicale des anciens CST et Sénateurs dévoile certains noms et sociétés citées dans des affaires suspectes. Leur dénominateur commun, ce sont des noms de karana qui reviennent pour dévoiler les « karana » sont derrière les pillages des ressources naturelles du pays et les accaparements de terrains. La source précise «Pillages qui précipitaient le pays dans la paupérisation presque généralisée.»