Publié le 15 juin 2020
Du temps de l’âge d’or des exportations massives illicites de nos ressources forestières et minières, ceux qui ont amassé des fortunes fabuleuses (ces nouveaux milliardaires qui s’en vantent actuellement avec arrogance) avaient utilisé les failles du système de l’Etat pour déplacer une partie des avoirs vers un autre pays ou souvent un paradis fiscal. A titre d’exemple des passagers à plusieurs reprises ont été surpris par les douanes à l’Aéroport d’Ivato coupables «d’infraction mixte de douanes et de changes » en vue de faire passer hors frontières des millions d’Ariary. De l’avis des fonctionnaires des douanes, les «mules» ou porteurs de valises concernés n’étaient en possession d’une autorisation d’achat de devises (document inapplicable en matière de devises à la sortie du territoire comme à l’entrée et à l’arrivée à destination. ) En d’autres occasions au cours des trafics démasqués «l’attestation d’allocation de devises, autre document requis, n’a pu être produite non plus.»…
Si la Gazette de Madagascar a cru bon de faire état d’un «ensemble des comportements du contribuable qui visent à réduire le montant des prélèvements dont il doit normalement s’acquitter ». De telles pratiques peut être comme une évasion fiscale légale ou pas. Tout dépend selon du pays d’origine, d’accueil et de la méthode utilisée surtout quand les résultats recherchés, sous le couvert «d’achat de devises pour paiement de dividende» auprès des institutions financières dans le but de favoriser des transferts de ces devises vers l’étranger. Dans le «non-respect» des formalités légalement requises avec les astuces documentaires et administratives qu’il faut sur ces opérations pour éviter qu’elles puissent être mal vues. A ces enfants gâtés de tous les régimes, il ne faut pas fermer les yeux sur ces grandes entreprises qui approvisionnent les maisons-mères à l’extérieur. Des masses inimaginables de super-bénéfices bénéficiant de ces ruses financières échappent aux yeux du public et des contrôles institutionnels grâce à la complicité des banques et de quelques décideurs complices du FINEX. Des opérateurs économiques dépités et frustrés de voir des concurrents bénéficier d’une forme de favoritisme condamnable nous confient le nom d’un certain Chuck- Mio-Tine (actuellement limogé) ont permis la fuite de plusieurs milliards d’Ariary avant de prendre le large. Les mêmes sources nous avaient révélé que le technicien du service informatique du FINEX mêlé à ces affaires obscures qui est toujours de service a réussi à faire nommer Madame Zo son épouse auprès de lui…Qu’on ne s’étonne donc pas quand la gestion financière du budget national bat de l’aile lorsque les dirigeants BMOI, VITOGAZ jouissent de privilèges scandaleux de ces règlements de dividende par milliards d’Ariary. La Société STAR (BAUMONT INDUSTRIES et CONSORTS est en tête d’affiche avec 84.400.000.000Ariary. Les observateurs lucides et bien informés ont toujours été convaincus que «Les grosses sommes sont surtout une affaire des gros bonnets, dont notamment des karana d’après nos sources.» Faut-il donc toujours subir que «dans le domaine du trafic de devises et du blanchiment d’argent en général, les bureaux de change légaux et les agents de change qui opèrent au noir en ville ?… » A noter qu’aucun Etat membre de l’UE ne figure dans ces listes noires et grises sur les paradis fiscaux, réalité qui n’a pas manqué d’être remarquée. « Selon de nombreuses organisations, à l’instar d’Oxfam, plusieurs pays européens – l’Irlande, le Luxembourg, Malte et les Pays-Bas – devraient s’y trouver. Ces Etats ont en effet été à de nombreuses reprises cités dans les LuxLeaks, Panama Papers et Paradise Papers pour leurs pratiques fiscales agressives et anticoncurrentielles… »
Lola Rasoamaharo