Publié le 19 juin 2020
Le Président de la République a beau dire que le Coronavirus est maîtrisé, la porte parole du CCO a beau vanter les mérites du CVO, la réalité est incontestable : le nombre de personnes atteintes du Covid 19 à Madagascar augmente, les résultats des tests ne sont pas aussi rapides et vont jusqu’à une attente de dix jours sinon plus, les décès augmentent, la propagation est réelle par contact. On ne sait au juste qu’est-ce qui permet aux responsables de dire que la pandémie est maîtrisée. Le Premier Ministre lui même a annoncé qu’il n’est pour le moment pas au programme l’ouverture du ciel aérien pour les vols commerciaux alors que bon nombre de nos compatriotes sont bloqués à l’extérieur et que l’on voit l’organisation de l’ambassade de France de rapatrier leurs ressortissants ou les résidents en France.
Peut-être que la compréhension du terme “maîtriser” n’est pas la même selon que l’on soit du côté population ou du côté dirigeants, et les contradictions même dans les discours des dirigeants prouvent que la situation est loin d’être maîtrisée. Si on en est au stade 1, que la situation est maîtrisée, pourquoi le Premier Ministre et le Ministre des Transports refusent la reprise des vols commerciaux ? Si la situation est maîtrisée pourquoi les résultats des tests mettent autant de temps? Autant de temps au cours desquels les personnes testées ne savent pas si elles sont positives ou pas et sont en vadrouille en vaquant à leurs occupations quotidiennes. Si la situation est maîtrisée, pourquoi le nombre de cas confirmés a dépassé les 1000? Madagascar tout comme d’autres pays ne peut pas se permettre le confinement à l’européenne, c’était une mauvaise stratégie. Aujourd’hui, en plein hiver, le quotidien a repris. Tout le monde prend le transport en commun sans pouvoir respecter les gestes barrières car le protocole mis en place a duré le temps de l’amour, le temps du “Fitia” 15 jours de gel hydroalcoolique à l’entrée des taxibe.
Le service dans les ministères ne fonctionnent plus au ralenti, fini le service minimum, parfois six personnes s’entassent dans un bureau exigu où s’emmêlent des papiers déposés par les administrés, des stylos qui circulent entre les mains, des masques que l’on enlève car on s’étouffe à plusieurs dans un bureau. Résultats des courses, beaucoup ne croient plus aux discours officiels et se disent qu’il faut simplement redoubler de vigilance et qu’on ne peut compter que sur soi-même. Or quand on en arrive à ne plus croire aux discours officiels car la réalité est complètement différente, c’est que la confiance que l’on aurait pu encore avoir vis-à-vis des dirigeants s’effritent en peau de chagrin.
La Rédaction