La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE DE N. RAZAFILAHY / L’appel du 18 Juin 1944 : Temps de crise et volonté de relance économique

Publié le 19 juin 2020

Pour la génération qui n’ont qu’une vague idée de nature documentaire et livresque d’une période historique de la République Française qui va l’année 1911 au mois de Juin 1944, le rôle institutionnel d’un général de l’armée française appelé Charles de Gaulle après la signature de l’armistice par le Marechal Philipe Pétain et le gouvernement de Vichy avec Hitler est très mal connu. Parfois qualifiée de guerre totale, le conflit atteint une échelle et une intensité inconnues jusqu’alors. Convaincues que l’indépendance et l’honneur de la France ne pouvaient être sauvegardés qu’en continuant la guerre des personnalités hostiles à la soumission pétainiste décident de s’exiler en Angleterre avec le général de Gaulle. Son séjour en terre anglaise avec le soutien de Winston Churchill avait permis les efforts mouvements de Résistance en France et l’Appel du 18 Juin 1944.

C’était l’évènement clef de la suite de la guerre et la présence de la France devant les ennemis vaincus lors de la signature de la reddition de l’Allemagne nazie. Le général de Gaulle disait ce jour-là dans un discours mémorable transmis à partir de la BBC « Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.» Conscient du fait que les français étaient «submergés» celui qui est devenu le Chef de la France Libre soulève l’espoir de son pays tout en reconnaissant que « Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui. Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit –elle disparaître ? La défaite est elle définitive ? Pour l’illustre exilé de Londres la réponse était « Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. C’est avec cette certitude optimiste de faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte qu’il avait le courage de croire que la France peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats -Unis. (…) Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis. Mais le dernier mot est- il dit ? L’espérance doit- elle disparaître ? La défaite est elle définitive ? Pour l’illustre exilé de Londres la réponse était « Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. » C’est avec cette certitude optimiste de faire « bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte » qu’il avait eu le courage de croire que la France peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats -Unis. (…) Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis.» Pour notre part avec les malheurs de la pauvreté contre laquelle la lutte est engagée et l’espoir de tous de parvenir à une relance économique Madagascar doit s’inspirer de cette détermination du général de Gaulle qui refuse la défaite par le « Non » catégorique aux questions « L’espérance doit - elle disparaître ? La défaite est elle définitive ? On n’a pas le droit d’être prétentieux et prophétiser en la matière. Il est permis cependant d’essayer de faire preuve d’optimisme. La population avec toutes ses ressources possède entre le développement effectif et l’émergence possible. Sinon doit-on céder au découragement ? Comme le général de Gaulle nous disons nous aussi « le dernier mot n’est pas dit » !

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