Publié le 01 octobre 2020
Madagascar figure actuellement parmi les pays les plus pauvres du monde et sa situation empire avec la crise sanitaire qui engendre une crise économique de taille dans le pays. Comme le pays figure parmi les plus vulnérables dans le monde, les aides ont afflué de partout, ce qui a permis à la Grande Ile de tenir le coup sinon la situation aurait pu être bien pire. Les organisations de la société civile accusent le fait qu’il n’y ait pas de transparence vis-à-vis de la gestion des affaires de l’Etat et plus particulièrement dans la lutte contre la Covid-19, ce qui n’est pas faux.
L’octroi des aides sociales a été visible de partout dans le pays vu que les dirigeants s’assurent une visibilité dans ce genre de cas afin d’être bien vu par la société. Certes, la transparence n’est pas au rendez-vous quant à la gestion des aides, mais on ne peut pas nier le fait que l’Etat fait de son mieux pour aider les plus démunis sur le plan social, même si on constate que la distribution des aides laisse à désirer. Et oui, en plus du manque de transparence pointé du doigt par les organisations de la société civile, il y a le népotisme et les cas de détournements qui entachent la lutte.
Les organisations de la société civile plaident pour la publication et la mise en application des textes en vigueur, la transparence et la traçabilité des marchés publics et ont demandé les rapports publics d’utilisation des fonds Covid-19, non seulement sur les sources des aides et les montants, mais aussi sur la destination, le niveau d’utilisation et selon une fréquence acceptable. On est à six mois après l’entrée du coronavirus sur notre territoire, mais la transparence n’est toujours pas au rendez-vous. Il faut dire que la transparence n’est pas le point fort des dirigeants malgaches et ce depuis toujours puisque la transparence et la bonne gouvernance qu’on prône depuis bien longtemps demeurent encore et toujours absentes.
Le régime actuel dit faire de la lutte contre la corruption une priorité avec tolérance zéro et tout le tralala, mais dans la concrétisation, cela laisse à désirer car même en temps de crise, la corruption bat son plein et ce ne sont pas les plus démunis qui se plaignent du fait qu’ils n’ont encore reçu aucune aide qui vont dire le contraire. Les organisations de la société civile viennent de réaffirmer leur volonté de vouloir promouvoir les pratiques de bonne gouvernance dans la gestion quotidienne des affaires de l’Etat sans pour autant faire grand-chose pour qu’il en soit ainsi, mis à part le fait d’émettre des critiques à longueur de temps.
Jean Riana