La Gazette de la grande ile

Accès à l’eau courante : fait-on marche arrière ?

Publié le 07 octobre 2020

La sècheresse et la famine sévissent de nouveau dans la partie sud de l’île. La population éprouve de plus en plus de mal à trouver de l’eau. Mais en ville et même dans la capitale, ce problème d’accès à l’eau potable est également non résolu à tel point qu’on s’interroge si l’on ne fait pas marche arrière à ce sujet. En effet, la société nationale Jirama détient encore le monopole de la distribution d’eau et d’électricité. Pourtant le service qu’elle fournit ne répond tout simplement pas aux attentes des abonnés. Normalement, au XXI ème siècle, un citadin devrait avoir l’eau courante dans sa propre maison, la situation actuelle ne va pas du tout dans ce sens. Certains tananariviens doivent se réveiller à une heure du matin pour espérer trouver quelques gouttes d’eau dans les bornes fontaines du quartier.

L’utilisation des fameux bidons jaunes dans le transport et le stockage de l’eau fait même la réputation de la capitale malgache. D’autres doivent faire la queue pendant des heures avant de recevoir quelques litres d’eau pour la cuisson et pour la toilette. Les villes hautes souffrent d’un manque de débit d’eau qui sort du robinet si d’autres reçoivent encore de l’eau mais de couleur jaunâtre après les coupures. Des coupures qui deviennent de plus en plus fréquentes constituant un véritable obstacle à l’accès de la population à l’eau courante. Il n’y a d’autres solutions qu’une véritable réforme de la gestion de la Jirama. Les incompétents devant également être écartés pour que ce ne soit pas toujours la population qui en soit la victime.

Ranaivo

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