La Gazette de la grande ile

Situation des LGBT : Valoriser la religion et la culture ou protéger les libertés individuelles ?

Publié le 31 octobre 2020

Qu’il s’agisse d’une manipulation médiatique ou pas, il faut admettre que la déclaration du Pape François I relative à « l’acceptation » de l’union civile de deux personnes de même sexe est quelque part arrivée au bon moment, car notre pays en particulier devrait désormais apporter des réflexions et des solutions en la matière. Au point où on en est, il ne suffit plus de dire qu’on ne légalisera jamais la situation des Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres (LGBT). Au contraire, nous devrions non seulement prendre des solutions au plus vite, mais que toute décision que l’on prendra devra également être très réfléchie. En effet, même si notre culture et religion a du mal à accepter ce genre de comportement, le fait de favoriser les libertés publiques, et parmi lesquelles la liberté d’orientation sexuelle, devrait aussi être pris en compte. Et oui, même s’il peut s’avérer difficile de convaincre un adepte de la religion à valoriser la culture malagasy ou de faire du prosélytisme envers une personne qui ne croit uniquement que les coutumes et traditions, il est temps de trouver des ententes sur tous ces concepts qui prêtent à confusion.

Actuellement, on constate que l’association Solidarité LGBT compte environ 16 000 membres à Madagascar, et cet effectif ne risque pas de diminuer juste parce qu’on ne les reconnaît pas légalement. Et oui, en ayant choisi d’être un pays républicain, démocrate et libertaire, notre pays a accepté par avance que toutes ces formes d’évolution puissent un jour avoir lieu sur son territoire. De plus, comme la plupart des Malgaches a toujours tendance à copier sur les systèmes étrangers, la culture ainsi que toutes les civilisations qui renforcent notre identité nationale risquent d’ici peu de ne demeurer qu’une simple légende si l’on ne fait pas attention. On devrait décider de ce qui devrait être une priorité bénéfique pour notre Nation : la valorisation des croyances religieuses et traditionnelles, ou bien la protection de toutes les libertés individuelles. Dans l’un ou l’autre cas, il faudrait toujours se préparer aux éventuels conflits et actes de rébellion de ceux qui ne seront pas d’accord sur la décision, et ce même si nous voudrions tant que la paix puisse constamment régner chez nous !

R.H.C

Lire aussi