Publié le 02 novembre 2020
Pendant que nous nous préoccupons de notre santé publique, pendant que nous nous disputons de la manière que nous nous devons procéder pour sortir le pays de la pauvreté, pendant que les politiciens perdent leur temps à des conflits inutiles qui ne mènent qu’à une détérioration du pays sur tous les plans, notre monnaie nationale perd de plus en plus de valeur par rapport aux autres devises étrangères. Nous avons oublié l’essentiel : pour combattre la pauvreté, celui de faire vivre l’Ariary avec les procédés économiques divers. Notre pays est l’un des pays les plus pauvres du monde entier, il ne faut pas le nier et cela nous fait vraiment honte. Cette situation entraîne une dépréciation de l’Ariary et vice-versa, cela devient un cercle vicieux. La seule solution est de briser ce cercle. Beaucoup d’entre nous se fichent pas mal de la situation de l’Ariary, parce qu’ils croient que cela n’a rien à voir avec leur vie au quotidien. Un raisonnement trop naïf parce que même leur bourse quotidienne et tous les prix sur les marchés sont relatif à l’Ariary, vu que c’est notre argent national. De nos jours, 3000 ariary par jour ne suffisent plus. Ils vont juste servir pour un seul repas, celui de midi. Quoi qu’il en soit, une dépréciation de la monnaie nationale ne sera jamais bonne pour le pays. Cela impactera toujours l’économie du pays, de chaque région, de chaque ménage ainsi que de tout un chacun. Toutefois, il y a une solution que nous connaissons tous. En effet, les richesses naturelles de notre île sont des ressources qui pourront apporter les meilleurs changements à cette situation. Nous avons l’habitude de faire des activités informelles qui n’apportent aucune contribution à l’économie. Nous avons l’habitude de tout écouler sur le marché noir : nos bois précieux, nos pierres précieuses, nos produits comme la vanille et le girofle, nos letchis, notre or et toutes les richesses de notre pays. Même les produits qui sont interdits, nous les vendons illicitement, nous les vendons à bas prix aux étrangers, nous laissons même ces derniers exploiter facilement nos terres. Tout ceci contribue à la dépréciation de l’Ariary. Nous espérons que la solution imaginée par le ministère des mines et des ressources stratégiques et la Banky Foiben’i Madagasikara sera une solution en or qui pourra faire vivre notre Ariary national, c’est-à-dire à notre pays et à nous-mêmes.
Riri