La Gazette de la grande ile

Mise en vente du « Vary tsinjo » : Quid des mesures de contrôle ?

Publié le 29 janvier 2021

Disponible à partir de ce jour au niveau de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) et demain sur le Grand Tanà, le « Vary tsinjo » sera vendu à 1.500 ariary le kilo, soit à un prix encore plus bas que les 500 ariary par gobelet. L’achat de ce riz importé est pourtant soumis à certaines conditions. Ainsi, chaque ménage ne pourra acheter qu’une quantité de 5 kilos par semaine et ce sur présentation du carnet Fokontany. Peu importent lesdites conditions, la queue sera au rendez-vous auprès des 984 « Tsena mora » éparpillés dans les 192 fokontany de la capitale. C’est ce qu’on peut dire face au contexte actuel où tous les citoyens, surtout les Tananariviens se plaignent de la hausse du prix du riz sur le marché, lequel s’élève à 2 600- 2 850 Ariary le kilo. Les responsables en charge de l’opération devraient prendre des mesures adéquates pour bien organiser la vente. Avec les désordres persistant au sein des différentes localités lors de la distribution du «Vatsy tsinjo » pendant la période de confinement, il est fort probable que les citoyens puissent faire confiance aux agents des Fokontany. Ces derniers ont été souvent pointés du doigt pour avoir détourné les aides sociales ou faire du favoritisme dans le cadre de la distribution, une situation qui a entraîné la suspension temporaire des opérations en attendant la descente de chaque département minstériel sur terrain. Presque tous les quartiers de la capitale ont été concernés par ce manque de transparence, un problème qui a créé des tensions et des rassemblements en pleine période de confinement où l’évolution de la Covid-19 était critique. Actuellement, les agents responsables de la vente de ce riz importé auront intérêt à agir en respectant les directives données par les autorités étatiques, des sanctions sévères devraient être appliquées à l’encontre de ceux qui espèrent profiter de la distribution du « Vary tsinjo ». Le communiqué du récent Conseil des ministres indique avoir pris des mesures pour que le riz ne se retrouve pas sur le marché noir, les grossistes et les détaillants chargés de la distribution ont été sélectionnés de façon à éviter les spéculations et les détournements.

Mampionona

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