Publié le 29 janvier 2021
La note de Madagascar s’est améliorée d’un point sur 100 sur l’indice de perception de la corruption 2020 (IPC 2020), ce qui est encourageant, mais n’empêche que le pays peut mieux faire si les dirigeants veulent bien se donner la peine de renforcer réellement la lutte contre la corruption. Et oui, le souci à Madagascar c’est que les dirigeants sont doués pour émettre des promesses sans qu’il y ait de réalisation concrète. Bonne gouvernance, Etat de droit… ce sont des mots maintes fois répétés à Madagascar. Hélas leur instauration tarde à venir et tout porte à croire que ce ne sera pas demain la veille.
Par rapport à l’année 2019, la note de Madagascar a connu une amélioration d’un point 24 sur 100 en 2019 contre 25 sur 100 en 2020, ce qui fait passer le classement du pays de 158ème sur 180 à 149ème sur 180. Cette amélioration est certes encourageante, mais pas assez pour s’en vanter. Par ailleurs, la corruption règne toujours en maître dans le pays et l’affaire des 73,5 kg d’or qui ont pu quitter le pays sans problème en est la preuve concrète. Transparency International-Initiative Madagascar (TI-IM) a d’ailleurs spécifié lors de la présentation des résultats de l’IPC à Antaninarenina que la note de la Grande Ile est encourageante, mais n’empêche qu’elle peut mieux faire.
En effet, la TI-IM estime qu’il reste encore beaucoup d’efforts à fournir pour Madagascar en matière de gouvernance d’autant plus que la corruption est perceptible à tous les niveaux. Une note équivalente à 2,5 sur 10 est loin d’être suffisante pour que le pays puisse figurer parmi les bons élèves en matière de lutte contre la corruption. Madagascar figure toujours parmi les cancres et cela ne risque pas de changer de sitôt surtout que la corruption élevée dans le pays arrange la situation de certains hauts responsables. Il ne faut pas se voiler la face, le fléau continue de sévir dans tous les secteurs d’activités (la justice, la sécurité, les collectivités territoriales décentralisées, l’éducation, l’environnement…) et certains responsables font tout pour que la mauvaise pratique se perpétue.
Jean Riana