Publié le 02 février 2021
Madagascar est un pays fortement affecté par la corruption et nul ne peut dire le contraire. C’est même la principale raison pour laquelle le pays n’arrive à faire aucun pas vers le développement. Et oui, le pays est complètement handicapé par la corruption qui le ronge de l’intérieur. Le pire c’est que le fléau n’épargne aucun secteur (éducation, sécurité, justice, administration…) surtout que dans la Grande Ile le phénomène tend à être banalisé et devient même une façon normale de faire les choses. Le secteur éducatif n’est pas épargné par ce fléau vu qu’il se trouve en première ligne en termes de nombre de postes budgétaires. Il faut dire que la corruption s’y produit à tous les niveaux : politique, administratif (aux niveaux central et local) et même dans les salles de classe. Cette pratique pernicieuse impacte la vie de la nation sur les plans politique, économique et social. Transparency International-Initiative Madagascar (TI-IM) n’a pas manqué de le spécifier lors de la conférence qui s’est tenue au Colbert Antaninarenina, le 29 janvier dernier par rapport aux incidences de la corruption sur le secteur de l’éducation. Il a aussi été spécifié que les Circonscriptions scolaires (CISCO) constituent un point névralgique dans le secteur Éducation. En effet, les CISCO administrent et gèrent leurs circonscriptions dans la limite des pouvoirs déconcentrés qui leur sont confiés dans les domaines administratifs, financier, pédagogique et de la planification. À ce niveau, la pratique de la corruption et des infractions assimilées n’est pas négligeable. Les données pour étayer cette assertion ne sont cependant pas abondantes. Il est donc primordial de faire une étude approfondie du secteur afin de diagnostiquer les types de corruption qui y prévalent, et de déterminer les futures actions à mener pour les contrer dans la phase de plaidoyer. La note de Madagascar sur l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) s’est améliorée pour l’année 2020 avec une note équivalente à 2,5/10, mais cela ne veut pas pour autant dire que le pays est fortement engagé dans la lutte. Autant espérer un miracle que d’espérer Madagascar sortir du cercle vicieux de la corruption qui le maintient dans la pauvreté. Il faut dire que nombreux sont ceux qui s’adonnent à la mauvaise pratique allant du simple employé aux hauts gradés. Il n’y a rien d’étonnant à ce que le pays s’appauvrisse un peu plus avec le temps puisque les dirigeants qui se succèdent au pouvoir ne se donnent pas la peine de renforcer la lutte contre ce fléau. On a perçu une certaine volonté au début de ce régime en place, mais hélas elle s’est estompée à mesure que le temps passe.