Publié le 09 février 2021
Les paramédicaux sont entrés en grève depuis hier, pour une période indéterminée. Du moins, le reste des « sojabe » (un qualificatif qu’ils se sont attribué) du corps paramédical. Ces derniers appellent en effet les paramédicaux de toute l’île à « réfléchir à deux fois et prendre en considération le contexte actuel ». « L’on sait que des négociations ont débuté lors des deux derniers échanges entre le président du syndicat des paramédicaux (SISFM), Jerisoa Ralibera et le ministère de la Santé publique. Actuellement, c’est la présidence de la république qui appelle notre président, nous sommes en effet membres du syndicat, à reprendre les négociations. Ce depuis dimanche, mais il a refusé. Il est catégorique là-dessus et affirme ne rien accepter si ce n’est que la satisfaction des revendications déjà soumises aux autorités compétentes », explique Léonce Rakotondravola, représentant des « sojabe » des paramédicaux. De son côté, Jerisoa Ralibera, président du SISFM déclare qu’aucune entente n’a été trouvée lors de la rencontre avec la présidence de la république qui a eu lieu dimanche. Il aurait dû faire le rapport de la rencontre en question à ses pairs à l’HJRA, mais l’entrée leur fut interdite. Les paramédicaux grévistes ont ainsi tenu un sit-in devant l’hôpital. Mais accusé d’obstruer la circulation, leur leader a été déplacé par les éléments des forces de l’ordre présents sur les lieux. La consigne du syndicat est simple : grève générale et aucun service minimum assuré jusqu’à la satisfaction des revendications. Leurs « sojabe » qui ont fait une déclaration hier, de leur côté, accusent un piège. Une déclaration qui laisse entendre la bonne volonté des responsables dans la satisfaction des revendications des paramédicaux, mais d’un entêtement du côté du syndicat. « On se demande ainsi si l’objectif de tout ce cirque n’est pas l’entrée en grève et non de lutter pour nos droits comme on le laisse entendre », affirment-ils.
Annie N.