La Gazette de la grande ile

sentinelle : Les réseaux sociaux au service de la haine …

Publié le 02 février 2021

On est à l’année 2021, de mon temps je croyais innocemment et ingénument que l’humanité allait prospérer au vu de l’évolution technologique perçue dans tous les domaines. En effet, dans le domaine des HI-TECH qui nous apporte un nombre exponentiel de nouvelles données dans le monde scientifique et aussi dans tant d’autres, on était en droit de s’attendre à une nette amélioration de la vie sociétale. Ce ne fut qu’une illusion car c’est le contraire qui s’est produit. Ces nouveautés de par leur insertion massive dans la vie publique n’ont pas donné aux lois qui nous gouvernent, le temps de s’adapter. Il est vrai que la reformulation de ces dernières était nécessaire pour une adaptation au contexte national, afin de tenir leur rôle d’assistance à la régulation de l’ordre public établi.

De par cette liberté acquise nouvellement sur les réseaux sociaux comme facebook et twitter, des révolutions ont été enregistrées un peu partout dans le monde. En se servant d’instruments de pointe dans le mode de communication actuel, des malintentionnés inconséquents des effets pervers de leurs actes, ont hypothéqué l’avenir de leurs pays en faisant appel aux soulèvements populaires. Effectivement, la déstabilisation d’une nation se fait par le dénigrement systématique orchestré, visant à salir par des assertions véridiques ou non. De par ce mode opératoire, le principal objectif est de créer un désarroi psychologique starter d’une révolte populaire. Ce procédé acquis par le biais des nouvelles techniques de communication, est à la portée de tout le monde. Il donne ainsi une nouvelle dimension nuisible ou positive, à chaque quidam désireux de se faire entendre. Cette possibilité donnée à chaque personne, de pouvoir déblatérer à tout va, et cela sans aucun état d’âme, est un danger pour la stabilité d’une nation qui sera perpétuellement menacée par des vagues de pensées agressives loin de tout contrôle étatique. Un adage anglais disait « les gens de peu (c’est-à-dire limités intellectuellement) parlent d’autres gens ; ceux qui ont une intelligence moyenne discutent plutôt de choses ; et les hommes intelligents s’échangent de paradigmes ou de concepts ». Il est dommage que l’on soit actuellement au niveau de la première catégorie citée ci-dessus, un qualificatif qui ne nous honore pas.

A notre décharge, depuis quelques années, le monde traverse une décennie dont le but est de salir coûte que coûte, et cet état de fait me pousse à me demander : « POURQUOI TANT DE HAINE ? »

La haine, cette gaine obscure qui ligote les cœurs par ses méfaits malsains, et qui depuis toujours n’a rien à voir avec l’intelligence constructive. La haine, ce fruit de la frustration d’un individu qui se cherche un auditoire pouvant véhiculer ses idées de vengeance envers une personne ou une société qu’elle trouve injuste. La haine sournoise, viscérale et sourde comme celui qui ne veut rien entendre, ne peut plus avoir de la considération même pour les pauvres hères qui peuvent être victimes de ses allégations, et qui subissent dans la douleur les décisions prises par une minorité agissante.

Cette explosion de la haine a pris son envol dans l’avènement des réseaux sociaux qui véhiculent des milliards de voix vociférant leurs frustrations dans toutes les directions possibles du monde. Effectivement, lors de la période appelée « Printemps arabe » des nations sont tombées à cause d’une impulsion donnée à l’opposition par les réseaux sociaux. La liberté subite obtenue par ces dernières a donné libre cours à des violences populaires destructrices qui ont mis à bas des diktats que l’on croyait inamovibles.

Que faire pour que ces nouvelles inventions soient les catalyseurs d’une évolution de l’humanité dans le bon sens ? Il serait de bon ton de mettre un frein ou de contrôler les déclarations subversives dans les réseaux sociaux. Mais comment ne pas nuire à la liberté d’expression chère aux occidentaux mais nuisibles aux pays en voie de développement ?

Il serait mieux, de prendre un nouvel élan dépourvu de visée haineuse pour franchir l’obstacle appelé PAUVRETE ? Essayons de voir plus loin que le bout de notre nez, en s’aidant les uns et les autres avec les matériels HI-TECH, pour revenir dans le giron d’un état de droit. La performance actuelle de ces gadgets dans leurs diverses applications est tellement vaste qu’on peut solutionner la plupart de nos problèmes par l’utilisation intelligente de ces inventions.

Le Pasteur Martin Luther King disait « I have a dream». Et nous aussi, nous allons rêver pour notre pays. «Si les Malgaches pouvaient être un tant soit peu nationalistes et patriotes sans tomber dans la xénophobie… Si les gens pouvaient bannir la haine de leur cœur et mettre en priorité l’entraide pour sortir notre pays de la pauvreté… Si les gens pouvaient revenir dans le respect de la loi… Si les gens recommençaient à s’estimer, à coopérer et à œuvrer ensemble pour l’avenir… Si les gens pouvaient vivre en écartant la haine confessionnelle pour un mieux vivre ensemble… »

Nous serons tous plus heureux, et l’espoir de vivre des jours meilleurs à côté de ceux qu’on aime nous reviendra…

Max Randriantefy

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