La Gazette de la grande ile

CAF : bon débarras Ahmad

Publié le 11 mars 2021

Alors qu’il a fait honte à tous les Malgaches, après la reconnaissance de sa culpabilité par le Tribunal Arbitral du Sport (T.A.S), un Tribunal Arbitral du Sport qui a renforcé les sanctions de la Commission d’éthique de la FIFA, l’instance mondiale du football, en lui infligeant, deux (2) ans de suspension, à compter du lundi 8 mars dernier, moins la période de suspension qui a déjà couru entre le 19 novembre 2020 et le 29 janvier 2021, et lui a également infligé une amende de 50.000 Francs suisses (45. 000 euros), l’équivalent de 201. 060. 000 ariary ou 1. 005. 300. 000 fmg (cours de devises de mardi) au lieu de 200 000 francs suisses (185 000 euros), l’équivalent de 826. 580. 000 ariary ou 4. 132. 900. 000 fmg (cours de devises de mardi), amende décidée par la FIFA. Il, c’est Ahmad, le désormais ancien président de la CAF, a encore trouvé le moyen de se justifier.

En effet, par un communiqué de presse publié sur son compte Twitter hier, Ahmad tente encore de sauver les meubles et surtout tente de sauver le très peu de crédibilité qui lui reste. Mais personne n’est dupe. Quelles que soient ses tentatives de sauver son image, Ahmad, l’ancien président de la C.A.F qui fait honte aux Malgaches est coupable de nombreux délits.

Rappelons que le 19 novembre 2020, la Chambre de jugement de la Commission d’éthique indépendante de la FIFA « a jugé Ahmad coupable d’avoir enfreint les articles 15 (Devoir de loyauté), 20 (Acceptation et distribution de cadeaux ou autres avantages) et 25 (Abus de pouvoir) de l’édition 2020 du Code d’éthique de la Fifa, ainsi que l’article 28 (Détournement de fonds) de son édition 2018 ».

« L’enquête sur le comportement d’Ahmad au poste de président de la CAF entre 2017 et 2019 a porté sur diverses questions liées à la gouvernance de la CAF, dont l’organisation et le financement d’un pèlerinage à La Mecque, ses accointances avec l’entreprise d’équipement sportif Tactical Steel et d’autres activités », précise le communiqué de la Chambre de jugement de la Commission d’éthique, qui affirme avoir « établi » qu’Ahmad « avait manqué à son devoir de loyauté, accordé des cadeaux et d’autres avantages, géré des fonds de manière inappropriée et abusé de sa fonction de président de la CAF. »

Ahmad arrêté à Paris

Arrêté le 7 juin dernier puis relâché après plus de 12 heures d’interrogatoire, dans le cadre d’une enquête lancée par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (Oclif) de Paris, Ahmad n’est toujours pas sorti d’affaire contrairement à ce qu’il affirme. De lourds soupçons pèsent sur lui bien qu’il bénéficie de la présomption d’innocence. Il a été entendu pour des faits de corruption (active et passive), association de malfaiteurs et blanchiment d’argent. Selon des sources policières, les enquêteurs poursuivent toujours leurs investigations loin des feux de la rampe. L’audition des principaux protagonistes de l’affaire Tactical Steel : Romuald Seillier (administrateur), d’Ahmad et de son homme à tout faire, Loïc Gérand, permet aux policiers de saisir le parquet pour demander des réquisitions. « L’affaire ne s’est jamais arrêtée, mais elle s’accélère. Les enquêteurs disposent d’assez d’éléments pour saisir le parquet et demander des réquisitions, ce qui devrait leur permettre d’avoir notamment accès aux comptes de l’entreprise en question et savoir où est parti l’argent.

Il ne s’agit-là que d’une première étape, puisque les enquêteurs ont fini par défaire le montage pas très complexe mis en place par Romuald Seillier et ses amis pour se faire payer aux Emirats Arabes unis sur les comptes de l’entreprise ES Pro Consulting Ltd, domiciliée dans une zone franche du petit Emirat de Ajman Free Zone. Ainsi, la CAF doit encore verser plus de 700 000,00$ à cette entreprise pour les frais de livraison de 30 000 ballons commandés et destinés aux 54 fédérations membres.

Ahmad au centre de plusieurs scandales financiers

C’est ce qu’a révélé le quotidien américain Inside World Football, indiquant qu’Ahmad est impliqué dans des opérations de corruption, de fraude contractuelle et de détournement de fonds.

En mai 2017, le comité exécutif de la CAF a décidé d’octroyer une subvention de 100 000 (US) dollars, l’équivalent de 372 000 000 d’ariary (cours de devises d’hier) ou 1 860 000 000 fmg à chacune de ses fédérations. Dans le cadre de cette opération, Ahmad aurait tenté de verser 20 000 (US) dollars, l’équivalent de 74 400 000 d’ariary ou 372 000 000 de fmg sur les comptes bancaires privés des présidents des Fédérations. Plusieurs patrons de fédérations auraient refusé l’offre considérant qu’il s’agissait d’une sorte de corruption.

Ahmad avait également invité les patrons des Fédérations africaines à un voyage de pèlerinage pendant le mois de ramadan 2018, pris en charge par la CAF, pour un coût de 100 288 (US) dollars, l’équivalent de 373 071 360 ariary ou 1 865 356 800 de fmg indique InsideWord Football qui dit avoir à sa disposition le manifeste du voyage, une démarche qui enfreint l’article 136 du code déontologique de l’instance africaine. Cette invitation a été faite lors d’une réunion tenue au Caire, la veille du Congrès de la FIFA, en juin 2018.

Rupture unilatérale de contrat

Pour en revenir à l’affaire de l’arrestation d’Ahmad, selon les documents consultés par le quotidien américain, la CAF avait annulé son accord conclu avec l’équipementier sportif Puma censé fournir les équipements sportifs pour la Coupe d’Afrique des joueurs locaux CHAN 2018 qui a eu lieu au Maroc en 2018. Les deux parties ont concrétisé un contrat estimé à 312 000 dollars avant que la CAF n’abandonne l’offre, sans payer les pénalités.

Par la suite, le département d’Ahmad s’est engagé avec une firme française Tactical Steel.

Tactical Steel est dirigé par Romuald Seilier, un ami proche de Loïc Gérand, l’attaché personnel d’Ahmad.

Tandis que Puma réclamait une offre de pénalité d’annulation de 105 000 €, Tactical Steel fournissait le même équipement, mais fabriqué par Adidas, pour un coût supérieur de 1 195 603 $ à 830 000 $. En supposant que les coûts d’Adidas soient globalement similaires à ceux de Puma pour le même équipement, les marges de Tactical Steel et de ses partenaires sont énormes.

L’entente avec Tactical Steel ne s’est pas arrêtée là. À ce jour, on estime que la société française a facturé à la CAF près de 3 millions de dollars avec un certain nombre de paiements demandés par Seilier via une société turque appelée Serin Hidrafat Ltd et son compte auprès de la Banque ING.

Pots de vins et détournements de Fonds

Dans un courrier adressé à la FIFA le 31 mars dernier, Amr Fahmy, l’ancien Secrétaire Général de la CAF, limogé par Ahmad, avait selon Reuters détaillé ses accusations de corruption– paiement de pots de vin à plusieurs dirigeants (l’agence évoque notamment les Fédérations de Tanzanie et du Cap-Vert), usage personnel de fonds de la CAF – et harcèlement sexuel à l’encontre de plusieurs salariées de la Confédération africaine de la part d’Ahmad. Des accusations qui recoupaient en grande partie les révélations faites le 18 mars par le bi-hebdomadaire algérien Botola.

Ahmad soupçonné dans l’affaire de Qatar 2022

Le nom d’Ahmad a été cité par le Sunday Times dans l’affaire de corruption qui a entouré l’attribution de la Coupe du monde 2022 au Qatar. Selon le journal britannique, il aurait perçu 30 000 à 100 000 (US) dollars, l’équivalent de 372 000 000 ariary (cours de devises d’hier) ou 1 860 000 000 fmg, en échange de son vote pour le Qatar.

Le Sunday Times a pourtant révélé l’existence d’un contrat secret passé entre la Fifa et la chaîne de télévision Al Jazeera, propriété de Doha, trois semaines avant le vote. Ce contrat, conclu à l’approche de la fin de la campagne des candidatures selon des documents diffusés par le journal britannique, prévoyait notamment le versement de 100 millions de dollars (environ 75 millions d’euros au cours de l’époque) sur un compte de la Fifa en cas de désignation du Qatar comme hôte du Mondial 2022.

En décembre 2010, le Qatar avait remporté, contre toute attente, l’attribution de la Coupe du monde 2022 à la barbe des États-Unis, de la Corée du Sud et du Japon, également candidats. Toujours d’après le Sunday Times, 480 millions de dollars auraient encore été versés par le Qatar à l’organisation dirigeante du football mondial trois ans plus tard dans le cadre d’un deuxième contrat de droits télévisés. Al Jazeera était alors la propriété de l’émir du Qatar, le cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, lui-même instigateur de la candidature qatarienne à l’organisation de la Coupe du monde.

Ahmad cité dans un nouveau scandale à millions de dollars

Ahmad, président de la Confédération africaine de football (CAF), et un autre haut fonctionnaire sont confrontés à des questions sur les révisions d’un accord télévisé de plusieurs millions de dollars, renseigne “the New York Times.”

Selon la même source, les enquêteurs d’éthique de la FIFA ont demandé à Ahmad d’expliquer pourquoi il avait accepté de réviser un contrat télévisé d’une manière qui semblait profiter à un partenaire commercial plutôt qu’à sa propre organisation.

D’après les investigations du New York Times, Ahmad et Constant Omari, le puissant vice-président de la CAF, ont été invités par la FIFA à fournir des détails sur les modifications d’un contrat télévisuel avec la société de marketing Lagardère Sports.

Les modifications apportées à l’accord qui couvre tous les meilleurs clubs et compétitions internationales de la région, ont le potentiel de transférer des millions de dollars de pertes de Lagardère Sports dans les livres de l’organisme de football africain, selon des documents examinés par le New York Times.

Double Paiement ?

Début juin 2018, M. Ahmad s’est rendu à Moscou pour assister au Congrès de la Fifa le 13 juin et à la Coupe du monde, qui s’est déroulée du 14 juin au 11 juillet.

Des documents consultés par la BBC indiquent que M. Ahmad s’est envolé de la Russie pour l’Égypte le 23 juin pour un séjour de quatre jours avant de retourner à Moscou après une escale à Madagascar entre le 27 juin et le 1er juillet. Néanmoins, les documents suggèrent que le 28 septembre de l’année dernière, M. Ahmad a recueilli 18.450 dollars auprès de la Caf pour un séjour de 41 jours en Russie entre le 7 juin et le 17 juillet.

On peut voir sa signature au bas d’une page détaillant les dépenses, qui figuraient sous la rubrique « Mission » : Coupe du Monde Russie 2018.

Une enquête de la BBC révèle que M. Ahmad a reçu deux séries de remboursements de frais, prétendant être dans deux pays différents, pour la même période de neuf jours pendant la Coupe du monde 2018. Selon des documents consultés par la BBC, le vice-président de la Fifa a réclamé à deux reprises des paiements à la Caf, l’organisme dirigeant du football africain, pour des travaux effectués entre le 23 juin et le 1er juillet 2018.

Tout d’abord, les documents indiquent qu’il a signé des fiches de remboursements d’indemnités journalières indiquant qu’il était en Égypte à ces dates avant d’ajouter plus tard sa signature à un document affirmant qu’il était en Russie à la même époque. En tant que vice-président de l’instance dirigeante mondiale du football, M. Ahmad aurait dû recevoir de la Fifa son indemnité journalière de Coupe du monde de 450 dollars, puisqu’elle organisait le tournoi, ce qui signifie qu’il a peut-être reçu trois séries de paiements pour la période de neuf jours en question.

Trois semaines plus tôt, le 9 septembre, M. Ahmad avait perçu 4.050 dollars auprès de la Caf pour une période de neuf jours, entre le 23 juin et le 1er juillet, sous le titre « Visite au bureau de la Caf ».

  1. Ahmad a quitté Moscou le 23 juin pour retourner au siège de la Caf en Égypte, où il a atterri le lendemain.

La BBC comprend que M. Ahmad n’a peut-être pas été en Égypte ni en Russie pendant la période du 27 juin au 1er juillet, mais à Madagascar, car des documents indiquent qu’il avait l’intention de rentrer chez lui à ce moment-là. La BBC a expressément demandé à M. Ahmad et à la Caf s’ils pouvaient confirmer qu’il se trouvait à Madagascar à l’époque, mais n’a reçu aucune réponse.

BBC Sport a également demandé à la Fifa si elle avait payé M. Ahmad pour la même période de 41 jours, conformément à la convention, mais n’a pas encore reçu de réponse.

La Fifa n’a pas non plus répondu à la question de savoir si elle avait payé M. Ahmad pour le travail entrepris au nom de la Fifa au Qatar entre le 23 et le 25 octobre 2018.Bien qu’il se soit rendu dans le pays hôte de la prochaine Coupe du Monde au nom de la Fifa – avec des dépenses répertoriées « Mission FIFA – Qatar » sur un document de la Caf – il semble que M. Ahmad ait réclamé à nouveau 1.350 dollars à la Fédération africaine de football.

Pas de salaire

Peu après avoir pris la direction de la Caf en mars 2017, M. Ahmad a déclaré à la BBC qu’il n’accepterait pas de salaire de la Caf » pour la simple raison qu’elle ne respecte pas la bonne administration : « Les salaires de tous les employés de Caf, des administrateurs au comité exécutif et au président, doivent tous être transparents », a-t-il déclaré en mai 2017.

La BBC peut révéler que deux mois plus tard, M. Ahmad a accepté de recevoir un salaire mensuel de 40.000 dollars, soit environ 480.000 dollars par an, avec une prime annuelle de 80.000 dollars. Bien que ce chiffre ait pu être déterminé par les membres du Comité exécutif sans son intervention, M. Ahmad n’a pas rejeté le salaire, ni ne l’a rendu public.

Un bénéfice en décalage à la gestion d’Ahmad

Dix jours après la finale de la CAN d’Egypte, une finale remportée rappelons-le par l’Algérie, 1-0, face au Sénégal, l’on continue de faire le bilan de cette CAN 2019 et sur le plan financier, le président de la CAF, Ahmad, a annoncé des recettes astronomiques.

En effet, après avoir présenté le jour de la 41e Assemblée générale de la CAF, à la veille de la finale Algérie – Sénégal, le 18 juillet au Caire en Egypte, un bilan financier déficitaire (17,7 millions de dollars US), Ahmad a annoncé des recettes record générées par la CAN 2019. La 32e édition de la CAN en Egypte, a-t-il dit, a rapporté 83 millions de dollars US à la CAF. Selon Ahmad, cette somme est qualifiée « d’Astronomique » puisqu’elle équivaut à presque le double du montant généré par l’édition 2015 qui avait eu lieu en Guinée Equatoriale. A l’époque, la phase finale de la CAN avait rapporté 49 millions de dollars US à la CAF. En 2017, lors de l’édition gabonaise, la CAN avait rapporté 67 millions de dollars US. Un bénéfice que l’ex- Secrétaire Général de la CAF, l’Egyptien Amr Fahmy, estime en décalage avec ce qu’aurait dû encaisser la CAF, compte tenu de l’augmentation du nombre d’équipes et donc des matches.

Selon la révélation d’Amr Fahmy, cette somme « astronomique » cache mal le manque à gagner de la CAF. En se basant sur un calcul simple, celui du passage 16 à 24 équipes, donc de 32 à 52 matches, Amr Fahmy explique que les recettes de la CAN 2019 auraient dû atteindre au minimum les 100 millions de dollars US. Toujours selon l’ex-SG de la CAF, la CAN 2015 avec 32 matches, a rapporté 50 millions de dollars US, une somme qui a atteint les 67 millions de dollars US en 2017 au Gabon soit une augmentation de 13, 4 %. Or, l’augmentation du nombre de matches aurait dû générer effectivement des recettes nettement supérieures à celle annoncées aujourd’hui par Ahmad. En effet, avec une CAN à 24 équipes, soit une augmentation de 15 % des effectifs, les recettes générées par la compétition de la CAF ont connu un repli de ses recettes de 13, 4 % entre 2015 et 2017 à 12, 3 % en 2019.

Et la question coule de source. Qu’est-ce qui explique un tel repli ? Pour beaucoup d’observateurs, la CAF n’a pas su commercialiser ou renégocier les matches supplémentaires avec le groupe Lagardère. Puisque si l’on s’amuse à rapporter les gains annoncés par Ahmad (83 millions de dollars US) au ration-match, même s’ils ne sont pas tous de la même valeur commerciale, on s’aperçoit là aussi, qu’il est passé d’environ 2 millions de dollars US dans un format à 16 équipes à 1, 5 million de dollars US par match avec 24 équipes. Certes, l’augmentation du nombre, a continué Amr Fahmy, inclut forcément une baisse, mais dans le cas de la CAN 2019, elle semble démesurée. Une situation qui avait fait dire un responsable de la FIFA durant le tournoi qu’ « il n’était pas normal que la CAN rapporte aussi peu d’argent ». Un constat que partage Amr Fahmy qui estime que l’édition 2019 aurait dû rapporter au moins 100 millions de dollars US. Et à l’ex- SG de la CAF d’expliquer que : « l’organisation de la CAN et l’augmentation du nombre d’équipes participant au tournoi à 24 équipes nécessitent de modifier les termes de l’ancien contrat et de le porter de 50 à 100 millions de dollars US » conclut-il.

Infantino : « Ahmad passera devant la commission d’éthique »

Dix jours exactement après son interpellation à Paris par la Police française le jeudi 6 juin dernier, le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), le Malgache Ahmad semble être lâché par son grand ami, le président de la FIFA, Gianni Infantino.

En effet, à en croire l’insinuation du président de la FIFA, dans un entretien accordé à l’Équipe et rapporté par le journaliste algérien, Rachid Belarbi dans le quotidien national d’information LIBERTE-Algérie en date du samedi 15 juin, il semblerait qu’Ahmad, ne jouit plus vraiment de la même confiance qu’auparavant auprès du patron de la FIFA, Gianni Infantino.

À une question claire ayant trait à sa conviction ou non de la sincérité ou de l’honnêteté d’Ahmad, Gianni Infantino a été assez clair. « D’abord, il faut respecter la présomption d’innocence. Ensuite, c’est clair qu’il y a des problèmes dans le football africain. On l’a aussi vu avec la finale de la Ligue des champions de la CAF. La situation actuelle m’inquiète et inquiète la FIFA. Et plusieurs fédérations africaines nous demandent de faire quelque chose », a répliqué Gianni Infantino, avant de laisser planer le doute sur la possibilité de voir Ahmad être traduit devant la commission d’éthique de la FIFA. « Si la commission d’éthique a quelque soupçon que ce soit sur le président de la CAF ou quelqu’un d’autre, elle prendra des mesures » a conclut le président de la FIFA.

La vengeance d’Infantino ?

Si Gianni Infantino avait œuvré discrètement mais efficacement pour l’élever au sommet de la hiérarchie du football africain, l’estimant capable de moderniser le football africain, c’est bien lui qui a, selon plusieurs observateurs, précipité sa chute. Car sur au moins deux dossiers majeurs – mais que la Fifa se garde bien d’évoquer –, Ahmad a froissé le patron de la Fifa.

D’abord, sur celui de la Coupe du Monde 2026. Ahmad avait publiquement apporté son soutien et celui de la CAF à la candidature du Maroc, alors qu’Infantino, officieusement favorable à celle du trio États-Unis-Mexique-Canada, avait demandé aux Confédérations de rester neutres.

Suspendu de toute activité relative au football

Pour en revenir à la sanction d’Ahmad, le 23 novembre dernier, la Commission d’Éthique indépendante de la FIFA a suspendu le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad, de toute activité relative au football (administrative, sportive et autre) aux niveaux national et international pour une durée de cinq (5) ans. Du coup, la candidature du désormais ancien patron du football africain est caduque et il ne pourra pas se présenter aux prochaines élections de la CAF, prévues le 12 mars 2021 au Maroc. Ahmad est également déchu de son poste de vice-président de la Fifa.

F.A.R

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