Publié le 18 août 2021
Dès une nomination à un poste de hauts emplois de l’Etat ou dès une élection, la première chose que la majorité des élus et des personnes nommées font c’est songer à leur bien-être matériel : rouler dans une belle voiture si possible neuve, toucher des indemnités, construire une grande maison. Après seulement elles songent à comment développer leur région, leur département ministériel. La raison est qu’elles savent que ça va vite, ça ne fait que passer, aussi autant s’assurer d’avoir de belles choses pour que même quand elles n’y seront plus, il reste au moins le téléphone dernier cri, la voiture même sans carburant et la maison qui demeurera fermée quand un moment plus personne ne s’en occupera. S’enrichir vite est le credo de la majorité de ces personnes.
Contrairement à ces élus et nommés, le quelconque quidam, peut-être pas la majorité se dit que les belles choses à défaut de pouvoir les acheter, il faut les voler… à croire qu’il faut un agent des forces de l’ordre derrière chaque citoyen. D’où à peine il y a des poteaux d’électricité solaire installés, les batteries sont volées, les panneaux sont volés. Quant aux fers, même les ponts sur les routes nationales en sont dépouillés car certains les vendent, d’autres en commandent, d’autres les utilisent pour leur construction chez eux.
De même, certaines personnes qui ont pris l’habitude de cracher par terre, de ne pas se moucher avec un mouchoir le font dehors, dans la rue mais ne le font certainement pas chez eux car chez soi il faut que ce soit propre, peut-être, mais surtout dehors ce n’est pas grave que ce soit sale et moche.
Au final, le sens du bien commun est méconnu dans notre pays et on n’aime les belles choses que quand elles sont chez soi.
La Gazette