Publié le 25 août 2021
Des entretiens empreints de sincérité, mais aussi de beaucoup de lamentations ont permis de mesurer jusqu’à quel point cette noble et admirable profession d’avocat n’est pas l’abri des déboires et déceptions. Il est vrai que ce métier ne manque pas de profits et présente aussi beaucoup d’avantages, mais en fin de compte, la majorité ne peut guère se livrer à des étalages extérieurs de richesses (souvent mal acquises) au moyen de douteuses connivences et d’ententes illicites moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes. Constat largement partagé par les vieux routiers de la magistrature devant les jeunes débutants de leur corps menant la belle vie et au volant de luxueuses carrosses étincelantes payées à grands prix… Et ces dizaines et même des centaines de millions d’Ariary qui changent de mains dans la discrétion des cabinets des quelques juges.
A titre d’exemple, on peut citer les grands dossiers du temps de l’instrumentalisation des juridictions sur sollicitation du genre Nicole Andrianarison et ses semblables au profit de tel ou tel personnage lié aux trafics d’or, de bois de rose et de produits prohibés. Pire, cette affaire concernant actuellement Madagascar Oil, le cabinet juridique qui sert de couverture à la bande du tristement célèbre Al Njoo, le patron de Benchmark Group, est l’exemple typiquement malsain de ceux qui font office d’«avocats du diable». Des informations fiables rapportent que les autorités de notre pays «soupçonnaient que le financement provenait de Madagascar Oil » et que les enquêtes devront aussi s’orienter de manière à savoir si «ce financement est directement lié à Al Njoo et sa famille à Benchmark Group ». Dans le milieu des avocats de notre pays, on commence à jaser sur les pratiques douteuses et les filouteries de haut vol des dirigeants au service des tristes sires de Madagascar Oil «qui resteraient des amis personnels» de Marc Ravalomanana.
Noël Razafilahy