La Gazette de la grande ile

La mémoire courte : Au service du lèche-moi

Publié le 15 septembre 2021

Il faut être borné et totalement abruti pour ne pas reconnaître être en admiration devant le style cinglant et incisif de notre collègue Jeannot Ramambazafy. Cette fois-ci, l’observateur sans complaisance de la vie nationale avait sérieusement déçu ses innombrables admirateurs. Mais surprise, les réseaux sociaux s’enflamment tous quand on a constaté avec une désagréable déception qu’il a choisi de prendre parti des dérives et aventures extraconjugales de Mama Sosy. Sous prétexte de défendre la cause faussement féministe d’une spécialiste du commérage, notre cher Beloha a choisi de jouer le rôle l’avocat du diable … Quitte à trahir l’amitié et le passé avec La Gazette de la Grande Ile. Rien que pour plaire à la ministre indigne ou seulement pour faire de la lèche (une pratique déshonorante). Le «soulelalkisme», c’est une basse activité linguale honnie par tous que des veules personnages adorent pratiquer à un niveau jamais au-dessus de la ceinture, mais souvent à la hauteur de la semelle d’une botte. On ne peut pas prendre la défense de celle qui a su concilier le penchant pour la bagatelle et l’exercice des fonctions gouvernementales, sur la scène d‘une risible comédie du pouvoir dont le pays se serait bien passé ? Ne serait-ce que pour ne pas avoir l’air de se cloitrer dans silence coupable. L’attitude de cette fine plume est décevante. L’obsession sous le couvert de l’infidélité a un nom précis : l’adultère. Les détails d’une relation sexuelle étalée sur la place publique n’a rien d’honorable et de défendable. De là à renier le sens de l’honneur jusqu’à en vouloir à des collègues qui n’ont fait que leur travail, on ne peut que déplorer qu’un tel talent se mette au service du vice. Beloha est un ami, mais qu’il sache qu’au sein de la Gazette de la Grande Ile, on ne mange pas de ce pain-là. Que bonne note soit prise surtout que par le passé, notre ami avait une toute autre position intellectuelle.

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