La Gazette de la grande ile

Lalatiana Rakotondrazafy : Quel honneur ? Quelle dignité ?

Publié le 20 septembre 2021

Si l’honneur est notamment “le sentiment qu’une personne a de sa propre respectabilité “, encore faut-il que cette personne soit réellement respectable. On pourrait nous reprocher de porter des jugements sur la personne car le sentiment que nous avons nous-mêmes de notre respectabilité n’est clairement pas le même que ce que Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo a de sa propre personne. Pendant des années, nous avions toujours trouvé que sa façon bien à elle de “hurler” sans ponctuation sur les ondes de Free fm est indigne et honteuse. La forme est exécrable et aujourd’hui nous entendons de plus en plus des extraits de ce qu’elle disait et de la manière dont elle le disait. Est-ce qu’elle s’entend aujourd’hui parler? Est-ce qu’elle entend bien comment elle hurlait, elle qui aujourd’hui est capable de parler d’une voix plus posée pour faire de la victimisation sous prétexte que si on la critique c’est parce qu’elle est femme et femme politique? Est-elle capable aujourd’hui d’écouter en toute objectivité ces extraits de la manière d’abord dont elle parlait de Lalao Ravalomanana, de Onitiana Realy, et d’autres femmes. Rien que sur la forme, sur la manière dont elle ne parlait sur les ondes, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo a parlé elle-même de sa propre dignité, de son honneur. Très très peu de femmes se reconnaissaient dans sa manière de présenter les choses à l’antenne pour ne pas dire, probablement aucune. Quelle femme trouverait honorable de hurler ainsi à l’antenne durant un tour d’horloge ? Aucune ! Quelle femme qui aime dire qu’elle a fait des études de droit, de journalisme trouverait digne de hurler tous les jours à la radio en dépassant l’analyse et en utilisant des expressions avilissantes à l’égard d’autres femmes ? Oser utiliser l’expression ” tromperie sur la marchandise ” ? Aucune ! Ne serait-ce que sur la forme, sur la manière de présenter les choses, sur l’absence totale de retenue… Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo a abdiqué elle-même à son honneur, à sa dignité. Ainsi quand elle considère qu’il y a eu atteinte à son honneur, à sa dignité, pour beaucoup cette dignité là elle ne l’avait plus depuis longtemps car elle l’a elle-même abandonnée. Il lui suffit d’écouter juste le ton qu’elle adopte et la manière dont elle présente les choses quand c’est en sa faveur et comment elle vocifère et hurle quand elle parle des autres sur les ondes. On n’a même pas d’empathie pour elle lorsque sur Mediapart, visible à l’échelle planétaire, l’auteur utilise des termes durs comme ” hargne et aboiements” (sic).

Quant aux faits, le fait de dire qu’on lui prête une relation avec le chanteur Sayda est-il une atteinte à son honneur, à sa vie privée ? Nous ne sommes pas des juristes comme la ministre, ni comme les magistrats qui gravitent autour d’elle, nous constatons simplement comme beaucoup les faits. Il y a eu coups de feu et le Préfet de police a retiré les armes à feu de son mari Andriatongarivo. Autre fait, ce Andriatongarivo aime dire à ses connaissances, et non ses amis, qu’il se déplace avec plein d’armes à feu dans le coffre de sa voiture et il les montre d’ailleurs. Autre fait, que Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo ait eu un penchant pour le chanteur, autour d’eux cela se chuchote depuis longtemps. Mais parce que c’est elle, non pas femme politique, mais femme qui s’est toujours posée en donneur de leçons, qui s’est toujours permise de hurler sur les autres et les traiter comme moins que rien, qui ne s’est jamais empêchée d’honnir ses semblables hommes ou femmes que son histoire a été étalée sur la place publique. Cette femme, parce qu’elle est personnage public qui, de ce fait se doit d’être exemplaire, a pourtant une vie privée décousue et teintée d’illégalité - un mari qui détient des armes à feu et tire sur ce qui bouge et condamné par la justice - et d’immoralité est rendue publique.

Les gens ferment les yeux sur des écarts de personnage non publics et trouvent même qu’en parler est ridicule, ils ne laissent pas passer des écarts de personnes qui se posent en donneur de leçons, qui en plus adoptent un ton à gerber. D’autres noms de femmes politiques sortent sur les réseaux sociaux, mais personne ne soulève cela car ces femmes ont toujours su avoir une attitude digne et les gens ne cherchent pas à savoir si ce qui circule est vrai ou faux. Les femmes du gouvernement ne se sont d’ailleurs pas rabaissées à faire des communiqués qui “condamnent ” une quelconque atteinte à la dignité d’une des leurs, contrairement à ce qu’il y a sur la page facebook du Ministère de la Communication et de la Culture. Mieux encore, une femme élue, représentante du peuple, Masy Goulamaly a fait un post subtile de reconnaissance à l’égard de certaines femmes du gouvernement que la député considère comme remplissant correctement leur mission, qui travaillent sans grand bruit et qui ont une dignité. Quand Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo considère qu’il y a eu atteinte à son honneur, à sa dignité, on a juste envie de dire qu’elle a elle-même porté atteinte à sa propre dignité il y a déjà des années rien que dans sa façon de ne pas savoir se taire. Savoir se taire est la meilleure forme de dignité que la ministre devrait ré-apprendre ou apprendre. Toutes ces personnes sur qui elle hurlait sur Free fm ont eu raison à l’époque de se dire “Le silence est la meilleure réponse que l’on puisse faire à un sot!”. Aujourd’hui toutes ces personnes, qui ont une dignité, dont Onitiana Realy, rient certainement sous cape et on ne peut qu’avoir de la sympathie pour elles.

Les femmes de la Rédaction

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