Publié le 13 juin 2022
Le décollage de notre compagnie aérienne nationale a failli se terminer de manière dramatique. Du tour de contrôle dans son ministère Roland Ranjatoelina avait fait usage des réflexes et du savoir-faire appropriés pour éviter la honte d’un crash catastrophique avec un lourd bilan pour tous ceux qui ont consacré leur existence pour cette fierté… Devant le personnel et leurs familles, réunis samedi dernier au ministère du Plan (choix significatif ou simple coïncidence?), le patron du département des Transports et du Plan avait pratiquement déculotté Rinah Rakotomanga et mis à nu les stratégies diaboliques d’une bande de pirates de l’air qui ont tenté de détourner les intérêts de ce fleuron de notre aviation civile pour 1 Ariary symbolique… Pour favoriser une société de transports aériens bidon qui n’avait même pas l’aval d’O.A.C.I, des personnalités affairistes d’une cupidité sans bornes ont failli réussir un hold-up financier à partir d’une série de sabotages financiers pour faire couler les trésoreries de la compagnie aérienne prestigieuse qui avait permis l’envol d’Air Mauritius dans les années 60…
Devant le feu roulant des questions des employés d’Air Madagascar, le successeur actuel de Tinoka Roberto (un parent de Brice dit Mondo le petit ami et complice de Rinah Rakotomanga dans ces affaires d’octrois illicites de marchés publics) n’a pas hésité à affirmer que si cette situation commerciale du transport aérien national est tombée à un niveau aussi lamentable, c’est parce que « des décideurs responsables étatiques ont accepté d’être corrompus par des intérêts étrangers moyennant des fortes sommes versées discrètement… » Les révélations sur des achats et les locations douteuses des jets AIRBUS et autres avec la bénédiction de l’ancien président Hery Rajaonarimampianina, ses acolytes Henri Rabary Njaka, les ministres Rivo Rakotovao, Benjamina Ramanantsoa au détriment de l’Etat, ont permis de croire à la bonne foi et à la détermination de Ranjatoelina aux yeux d’un public qui avait déjà perdu tout espoir quant à l’avenir de leur profession dans l’aviation. En ce qui concerne Madagascar Airlines, le prétendant au sauvetage de notre compagnie aérienne a confirmé publiquement « la mise à la porte de façon irréversible en tant que Vice-présidente du Conseil d’Administration » de celle qui a été déculottée par la décision de ce dernier «de mettre fin à l’existence de cette compagnie fantôme et sous scelle les bureaux que celle-ci envisage d’occuper à la Tour Orange ». En haut-lieu, « la fin de non-recevoir » marque le désaveu total à l’endroit de la Dame spécialiste du plagiat au sein de la bergerie de la République. La machine judiciaire est également enclenchée. Il n’est plus question de «torchon qui brûle ou de conflits qui gagnent du terrain». L’heure est grave. Dans les prochains jours, il faut s’attendre à des arrestations.