Publié le 08 novembre 2022
A chaque élection, les candidats en lice promettent le changement, lequel bien souvent tarde à venir. Faute de changements palpables, de nombreux électeurs manifestent leur mécontentement que ce soit à travers les réseaux sociaux ou dans la rue. Ils accusent les dirigeants politiques de tous les maux. Ils ont parfois raison, mais pas toujours. En effet, il appartient à chaque citoyen de se prendre en main et de faire ce qui est bon pour lui et sa communauté à son modeste niveau. « Beaucoup de nos problèmes sont dus au fait que notre peuple se tourne vers les politiciens pour tout. » (Margaret Thatcher). Il est erroné d’imputer au gouvernement le défaut de civisme et de savoir-vivre de nombreux de nos concitoyens. Les députés et sénateurs ne peuvent pas être tenus pour responsables des accidents causés par les automobilistes qui ne mettent pas leur clignotant, ni des dommages subis par les scootéristes qui roulent à vive allure sans casque. Ce n’est pas la faute des préfets si des vandales pillent les panneaux solaires des lampadaires publics. Ce n’est pas la faute des chefs de région et des gouverneurs si certains de nos compatriotes déversent leurs ordures ménagères dans les canalisations ou conduisent un véhicule sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants. Les maires ne sont pas responsables du manque de rigueur et d’hygiène de nos compatriotes qui urinent n’importe où et se mouchent dans leurs doigts. Les présidents de Fokontany ne sont pas responsables des violences intrafamiliales, des troubles de voisinage et des constructions illicites. Le grand paradoxe qui habite nos compatriotes, c’est qu’ils réclament toujours plus de droits et toujours moins d’obligations, en plus d’exiger un régime fort. Pourtant, lorsque l’Etat durcit la législation ou la règlementation, la population hurle à la dictature. Tout ceci pour rappeler qu’il est vain et illusoire de tout attendre de l’Etat et que chacun est responsable de ses actes et donc de ses choix.
Phil de Fer