Publié le 09 novembre 2022
Dans les années 1990, l’adoption d’enfants malgaches par des étrangers était monnaie courante. Beaucoup de centres se sont occupés d’adoption. Puis il y a eu des trafics d’enfants, c’est-à-dire des enfants adoptés, car déclarés orphelins de père et de mère, alors que certains avaient encore leur mère au moins ; des enfants adoptés sans que leur mère sache très exactement le sens de la signature qu’elle appose sur un papier. On lui a fait croire qu’elle est tellement pauvre et que son enfant serait pris en charge par des étrangers ou par des centres d’accueil ; parfois même, ce sont des enfants dont la naissance est directement déclarée sous le nom des parents adoptifs, ce qui fait que l’enfant ne saura jamais rien de sa mère, car sur le papier, il n’y a aucun élément lui permettant de savoir qu’en fait, il a été adopté. Ces trafics d’enfants dans l’adoption avaient eu leur heure de gloire et des centres, des avocats, des particuliers se sont fait beaucoup d’argent sur ces affaires. C’est seulement dans les années 2000 que les adoptions ont été mieux réglementées, faisant que ces trafics ont connu une nette régression, voire sont devenues quasi impossibles. La responsable qui a su gérer cela de manière professionnelle et éthique, au Ministère de la Population, pendant longtemps était Madame Fara qui a été remplacée depuis quelques années par la chanteuse Dah Mama. Aujourd’hui d’ailleurs, l’adoption d’enfants malgaches par des parents étrangers est de nouveau suspendue sur décision des autorités françaises. Il y a sûrement anguille sous roche.
La Rédaction