La Gazette de la grande ile

Santé publique - Neurologie : on a trop peu de neurochirurgiens

Publié le 11 novembre 2022

Le 50ème anniversaire de la neurochirurgie de Madagascar a été célébré le 7 novembre dernier au Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA). Un grand problème de ressources humaines est constaté dans le domaine de la neurochirurgie à Madagascar, car selon le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESUPRES), notre pays ne compte que quinze (15) neurochirurgiens. De plus, d’après ce même ministère, leur capacité à diplômer est seulement d’un (1) neurochirurgien par an. Un chiffre qui désole par rapport au vingt-huit millions (28 millions) de Malagasy.

Des solutions doivent être prises par les autorités compétentes pour essayer de multiplier le nombre de médecins spécialistes en neurochirurgie. Mais la réalité est toute autre, car l’accession au concours national d’entrée à l’internat qualifiant (IQ) offre peu de places pour la branche neurochirurgie. La question est de savoir les raisons qui poussent le ministère à maintenir sa position quant aux places pour la branche neurochirurgie lors des concours d’entrée à l’internat qualifiant (IQ). Peut-être à cause d’un manque d’infrastructures, ou d’un problème de formateurs, mais en tout cas, le fait est que le pays manque cruellement de neurochirurgiens.

L’Etat malagasy concentre plutôt son effort sur la construction d’infrastructures comme les hôpitaux dits « manara-penitra » et ne se soucie pas vraiment de savoir qui vont exercer dans ces hôpitaux, ni de l’accessibilité de ces derniers au grand public. Pourtant, le président ne cesse de prôner dans son velirano numéro 5, la santé pour tous et à tout âge. Cela reste jusqu’à maintenant une utopie pour la plupart des Malagasy.

Quinze (15) neurochirurgiens pour vingt-huit millions (28 millions) de personnes, c’est inacceptable, c’est presque comme si la majorité du peuple ne peut pas disposer de soins, ni être prise en charge dans le besoin de chirurgie neurale. Le manque de politique d’exécution des velirano pose aussi des difficultés, car en général, les paroles ne sont pas rejointes par les actes.

En cinquante ans, on n’a pu former que quinze neurochirurgiens, il n’est pas raisonnable de continuer dans cette spirale négative et de se réveiller. Aux autorités compétentes de prendre des mesures pour remédier à la situation. Le peuple malagasy a véritablement besoin de médecins, surtout de neurochirurgiens, car le développement ne va venir que par une population saine de corps et d’esprit.

Ravo (Stagiaire)

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