Publié le 16 novembre 2022
L’électrification à Madagascar ne tend pas à s’améliorer. Il n’y a qu’à voir les cas de délestage qui n’en finissent pas pour en avoir la preuve. Au lieu de s’améliorer, l’électrification semble régresser dans la Grande Ile. On ne peut pas compter sur la compagnie nationale d’électricité et eau de Madagascar (Jirama) pour améliorer quoi que ce soit vu que sa spécialité est d’accumuler les dettes. Par ailleurs, la Jirama figure en tête de liste pour ce qui est des entreprises à participation majoritaire de l’Etat les plus endettées. Eh oui, la compagnie nationale d’eau et d’électricité, détenue à 100% par l’Etat se place en haut du classement des entreprises les plus endettées, avec 3.317 milliards de passif. La Jirama a beau être dépensive et inutile, l’Etat continue de la subventionner, alors que cela s’avère de l’argent jeté par la fenêtre.
C’est malheureux, mais aucune amélioration n’est constatée pour ce qui est de l’électrification à Madagascar. Mis à part les cas de délestage qui n’en finissent pas, bon nombre d’opérateurs privés locaux dans l’électrification rurale ont du jeté l’éponge. Il faut dire que nombreux sont ceux qui ont fait faillite avec l’augmentation du prix du carburant alors que le pouvoir d’achat de la population demeure faible. Le nombre de sociétés et opérateurs locaux qui œuvrent dans la production d’électricité dans 119 sites ruraux, à savoir les zones que le réseau de la Jirama n’arrive pas à couvrir, est passé de 47 à une dizaine, en raison de cela. Les chiffres en question sont ressortis lors de la neuvième édition de la Plateforme d’échange public-privé du sous-secteur électrification rurale la semaine dernière.
Le taux d’accès à l’électricité demeure faible et ce n’est pas demain la veille que cela va changer. Concrètement, le taux d’accès à l’électricité est d’environ 15% à Madagascar dont un taux d’électrification de 5% en milieu rural. Madagascar devrait se pencher sérieusement vers les énergies renouvelables s’il compte réellement mettre fin au délestage.
Le problème des dirigeants malgaches c’est qu’ils ont tendance à attendre qu’on leur offre tout sur un plateau. Il n’y a qu’à voir la situation actuelle où ce sont les étrangers qui prennent le pas. Eh oui, ce sont les étrangers qui font la course pour mettre leur signature dans le pays et prouver que tel ou tel pays a contribué à la transition énergétique dans la Grande Ile. A l’exemple du Centre Hospitalier d’Ambovo-Ambohidratrimo qui a été doté d’un système solaire hybride par l’ONG allemande Mobile Hilfe Madagascar (MHM) le mois précédent.
Andry J