Il existe à Madagascar 2.282.500 entreprises dont seulement 173 000 formelles, selon les dernières statistiques de l’Instat. Ce nombre élevé devrait faire décoller le pays, et pourtant 90% des Malgaches vivent en dessous du seuil de la pauvreté.

« Pour qu’il y ait réellement des retombées durables sur le développement, il faut que les modes de production des entreprises fassent primer les côtés social et environnemental », déclarent les intervenants lors du salon pour la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), initié par l’UR-CRS consulting et qui se tient jusqu’à ce jour au Carlton Anosy. En clair, des entreprises abondantes qui font de la charité ou de la publicité déguisée avec de petites aides sociales ne valent rien. Mais plutôt, d’après eux, soutenir la population environnante est un investissement sûr, pour les entreprises et pour le pays. Ils soulignent que : « Plus la population va bien, plus les intérêts vont bien ».

Une déclaration qui est renchérie par le ministre mauricien du secteur du travail lors d’une conférence qui s’est tenue hier sur le développement durable : « si les gens souffrent et sont pessimistes sur les dirigeants, rien ne peut se faire ». C'est-à-dire que le développement passe aussi obligatoirement par une responsabilisation des dirigeants sur sa population. A noter qu’un mauricien est en ce moment 25 fois plus riche qu’un malgache, et que ce pays est aujourd’hui en tête de classement économique dans la zone Océan Indien. Le ministre confie que la valorisation de la population est le moteur de son développement, vu qu’elle possède beaucoup moins de ressources naturelles par rapport à Madagascar.

Nomena