Depuis le 6 juillet dernier, la commune urbaine d’Antananarivo (Cua) a procédé à la régularisation des papiers, des kiosques, ainsi qu’à la circulation des taxi-ville. Cette action figure parmi l’entretien de la capitale. Par ailleurs, le mode de fonctionnement et les procédures de la Cua est critiqué par les concernés, en particulier par des chauffeurs de taxis-ville. Hier, environ 200 taxis-ville se sont réunis au Coliseum, afin de protester contre tout abus venant de la police municipale.

« Les agents de la police municipale nous pourrissent la vie, déjà nous traversons des difficultés notamment au niveau des carburants, dans l’entretien de nos voitures, sur les droits de parking et bien d’autres encore », a confirmé Jean de Dieu Rakotonirina, un chauffeur de taxi-ville. Il a poursuivi qu’ils n’étaient même pas avisés par ces régularisations.

« Actuellement, nos recettes sont en baisse, vu la pauvreté et la dévaluation de l’ariary. Tandis que, ces agents de la Cua nous escroquent d’une manière plus ou moins légalement… », a affirmé Rado Edouard, un autre chauffeur de taxi-ville. Il a ajouté qu’ils n’allaient pas céder. « Notre action n’a rien à voir avec la politique politicienne, mais nous agissons en faveur de notre business, vu que le gouvernement est incapable de nous protéger et de créer des emplois… » a-t-il poursuivi. « La situation que nous vivons nous contraint à faire la grève. Je loue un taxi pour 14.000 ariary de versement par jour. De plus, je m’occupe de l’assurance, du DDT, des droits de parkings par trimestre à part ceux de l’« easy park », des patentes… L’autre jour, pour cause d’extincteur brouillé, les policiers municipaux m’ont obligé à payer 25.000 ariary, sinon le taxi serait mis à la fourrière… » a martelé Razanakolona, un chauffeur de taxis-ville. Il a ajouté que l’union des taxis-ville n’allait plus admettre les P.R de la police municipale. Selon d’autres chauffeurs, la réaction de ces agents-là face aux contraventions venant de la police nationale est un mépris et preuve d’un manque de collaboration entre eux. Ces derniers ont aussi dénoncé qu’ils y a des taxis-ville qui ne suivent pas les règlements tels que des visites techniques, mais la police municipale vise des mauvaises cibles. La police municipale qui s’active à ce programme sont au nombre de 21, divisé en 2 sections. Sans résolution concrète, d’ici la fin de semaine, les chauffeurs des taxis-ville se donnent rendez-vous au coliseum et vont se mettre en grève samedi prochain. Face à cette menace de grève, des questions se posent : est-ce que la Cua s’habitue à provoquer indirectement des grèves en partant des marchands illicites, des projets d’ordures, des horodateurs… ? Est-ce que la Cua agit réellement en faveur de la capitale ou dans l’intention de provoquer le Ministère auprès de la présidence en charge des projets présidentiels, de l’aménagement du territoire et de l’équipement (M2PATE) sur la question de fourrière ?

Malalanirina